Des extrémistes français armés jusqu’aux dents de lances de pinard et de bâtons de saucisson, comptaient profiter du jour de la prière musulmane et envisageaient d’envahir, le vendredi 18 juin, la concession arabe de la ville de Paris dénommée « la Goutte d’Or ». Selon une rumeur (information non vérifiée), certains de ces extrémistes menaçaient même de remplacer le drapeau algérien flottant sur les bâtiments officiels par le drapeau de Villeneuve-Saint-Georges.
La population de la concession[1] s’apprêtait à résister en s’armant de blocs de nourriture halal et de thé à la menthe bouillant. Les pacifistes de l’extrême gauche française et les verts étaient prêts à faire barrage de leurs corps pour empêcher les cochons de franchir la frontière. Ils devaient se rassembler devant l’Eglise Saint-Bernard de la Goutte-d’Or (dont la persistance à l’intérieur du quartier protégé prouve l’esprit de tolérance de ses habitants).
Le conseil de sécurité de la préfecture de Paris est intervenu pour étouffer le conflit, mais on signale des mouvements de troupes en province aux abords d’autres concessions qui risquent d’alimenter le conflit.
Si le 18 juin l’appel du conseil de sécurité de Paris n’est pas entendu, nous dépêcherons sur place notre correspondant de guerre alimentaire qui a déjà commandé une burqa sur mesure (sa taille est en effet proche de 2 mètres), équipée d’une caméra cachée, d’une fourchette, d’un couteau et d’un gobelet en carton. Il suit en outre un entrainement pour marcher avec la légèreté d’une femme, ce qui lui permettra de passer inaperçu, s’il ne se laisse pas aller à sa goinfrerie habituelle.
(De l’agence W.O. à 9h45)
[1] Il est préférable dans cette atmosphère tendue d’éviter le terme de « concessionnaire » qui évoque un moteur à explosions