Pour ceux que cela intéresse, du site « Egora Médecin » j’ai retranscris, ci-dessous, les propositions de l’UMP et du PS que ce site considère comme les plus marquantes en matière de santé.
Il est certain que l’UMP estime que le pouvoir actuel a déjà fait l’essentiel avec sa loi « Hôpital, patients, santé, territoires » (complétée par la loi Fourcade), portant sur la réforme hospitalière, la mise en place des Agences régionales de santé (ARS), la revalorisation de la médecine générale (c’est ce qui est dit) ou encore des mesures de lutte contre la désertification médicale par des incitations (D’après le député UMP Jean-Pierre Door : «La médecine telle que l’ont connue nos grands-parents a vécu. Il faut se faire à l’idée que désormais il n’y aura plus un médecin dans chaque village »). L’essentiel du projet est donc répressif, bien que Pierre Fender, directeur de la répression des fraudes, interviewé par les Echos ait déclaré : "Ce qu'on peut dire, c'est que la fraude à l'assurance maladie reste rare, elle est probablement inférieure à 1% du montant des prestations versées"
Le projet du PS est une illustration de la société du « care » vantée par Mme Aubry, dont on se demande comment elle sera financée dans les conditions économiques actuelles, s’y ajoute une petite touche supplémentaire de fonctionnarisation des médecins libéraux qui ne vont pas tarder à disparaître, puisque moins de 10% de chaque promotion choisissent aujourd’hui l’installation en libéral.
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1) Création d’un « FBI » de la lutte contre les fraudes fiscales et sociales : corps d’inspecteurs, directement rattaché à la délégation nationale à la lutte contre la fraude, en lien avec les corps de contrôle de la sécurité sociale, les services fiscaux, les services de police… 2) Création d’une carte sociale biométrique sécurisée : elle regrouperait les informations ouvrant des droits pour une perception des prestations évolutive en fonction du changement de situation. 3) Modernisation de la Carte Vitale : mise en place d’un dispositif d’alerte en cas de surconsommation de médicaments. 4) Création d’un fichier national des fraudeurs sociaux : prévention de la récidive et durcissement des sanctions. 5) Lutte contre le trafic de traitements substitutifs aux opiacés : seuls certains médecins et certaines pharmacies dits « référents » pourront être autorisés par la Cpam à délivrer ce type de traitement. 6) Mise en place d’un numéro vert pour limiter les arrêts de travail répétitifs de courtes durées : obligation pour le bénéficiaire de composer ce numéro en cas d’arrêts trop fréquents. 7) Généralisation des guichets uniques CAF/Cpam/Urssaf sur un même site. 8) Suivi plus précis et régulier de la situation de l’allocataire à la fois pour le versement de la CMU et de l’AAH |
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1) Nouveau pacte pour les professionnels de la santé : déploiement de maisons de santé, introduction du paiement au forfait pour les soins de premiers recours, régulation de l’installation des médecins (il sera demandé aux jeunes médecins d’exercer dans une zone de santé prioritaire pendant les premières années à la sortie des études), assouplissement du numerus clausus pour les étudiants en médecine. 2) Les jeunes et la santé : développement des « chèques santé » pour souscrire à une complémentaire santé, extension de la gratuité de la contraception jusqu’à 25 ans pour les jeunes dépourvus de couverture sociale autonome. 3) Grande loi « santé mentale » : abrogation de la loi sécuritaire sur l’hospitalisation sans consentement et sur la rétention de sûreté, réforme de la formation des médecins et acteurs du secteur. 4) La dépendance : mise en place de revenus de remplacement décents en cas d’impossibilité de travailler et le « reste à charge » hors hébergement supprimé. 5) Le handicap : volet « handicap » dans chaque loi, élévation progressive de l’Allocation aux adultes handicapés, durcissement des sanctions en cas de non-respect par les entreprises et les collectivités de l’obligation d’employer 6 % de salariés en situation de handicap, accessibilité dans tous les services de l’Etat et les administrations. 6) L’euthanasie : réouverture du débat pour l’instauration d’une « assistance médicalisée pour mourir dans la dignité » |