Par un glissement anatomo-sémantique sans doute lié à la pesanteur, le cache-nez cache habituellement la gorge et le soutien-gorge soutient les seins, lorsqu’ils existent. A vrai dire, sur les plages le soutien-gorge a surtout une fonction de cache-seins que les femmes ont tendance à retirer (surtout sur les plages privées) équilibrant ainsi les globes fessiers découverts par le string.
Au Japon, il semble que des hommes se sont emparés du soutien-gorge dont les femmes se libèrent. Le Marianne du 18 juillet 2009 rapporte la satisfaction d’un certain Masayuki Tsuchiya qui vend sur la toile des soutiens-gorge pour homme : il en a vendu 5000 pièces (roses, noires et blanches) en quelques mois et les commandes sont nombreuses. Les amateurs ne seraient pas des drag queens, mais des hommes plutôt jeunes qui, stressés au travail, trouveraient un réconfort en portant ce sous-vêtement féminin. D’autres plus âgés se défoulent ainsi en faisant un pied de nez au modèle de virilité que la société leur a imposé dans leur jeunesse.
Du petit lait à boire pour les psychanalystes.
Je dois ajouter que les premiers cas de mort subite nocturne liés à une anomalie électrique du coeur (syndrome de Brugada) ont été décrits chez des asiatiques jeunes, avec 40 ans d’âge moyen, le plus souvent de sexe masculin. Cette pandémie de mort subite nocturne a eu pour conséquence le déguisement nocturne des hommes en femmes, afin d’échapper aux mauvais esprits à la recherche d’hommes valides.