Il semble que l’exécutif actuel ait quelques faiblesses et commet - en même temps - quelques bévues, si bien qu’il tend à s’effilocher.
En face : rien.
La place d’une opposition est libre, mais personne de crédible pour traverser la rue et prendre le poste.
Mélenchon se targue de l’occuper avec ses insoumis à rien. Mais il n’est pas crédible. C’est un reliquat bruyant et obsolète du XXe siècle qui rabâche toujours des idées mortes et mortelles en citant en exemples des régimes foireux jusqu’à la décomposition qu’il s’obstine à défendre en niant l’évidence.
Marine Le Pen qui crache sur l’UE sans dédaigner le fric qu’elle lui donne, et qu’elle semble détourner pour ses bonnes œuvres, n’a comme seule idée cohérente que celle de contrôler l’immigration, et si on doute de ses capacités à diriger un pays, on ne doute pas, par contre, de la nocivité de nombre de ses compagnons de route nostalgiques, comme Mélenchon, du XXe siècle.
Wauquiez et ses Républicains ne savent pas trop où ils habitent, et nous non plus. Leurs idées ont été piquées par Macron, et certains, dont la tête censée être pensante, au lieu d’en trouver d’autres, cherchent à piquer les rares du Rassemblement national.
Les débris du parti socialiste sont anencéphales, acharnés qu’ils sont à choisir toujours le plus mauvais d’entre eux, si bien que celui qui a fait ses preuves d’inefficacité n’hésite pas à rôder autour du cadavre à la renverse.
On peut se demander, par les temps qui courent, si la seule opposition crédible ne serait pas en gestation à l’intérieur même de la majorité.