Le Conseil de l’idéologie islamique (Council of Islamic Ideology, CII, qui n'est heureusement qu'une instance consultative) a soumis, d'après The Express Tribune, (rapporté par Courrier International) un projet de loi au Parlement du Pendjab pakistanais visant à autoriser les hommes à battre leur épouse en cas de désobéissance, ceci en réaction à la loi contre les violences faites aux femmes votée en 2015 et jugée “anti-islamique” :
“Un mari a le droit de battre légèrement sa femme si celle-ci conteste les ordres qu’on lui donne ou si elle refuse de s’habiller comme on le lui demande”. Le "légèrement" ne semble pas avoir été défini. Un définition, il est vrai, difficile à établir en raison du nombre de paramètres à prendre en compte, qu'il s'agisse du degré d'irritation ou du poids et de la force du mâle.
Le texte du CII indique que la femme peut être également battue “si elle refuse un rapport sexuel ou si elle ne prend pas de bain après”. Même chose “si elle ne porte pas le voile ou si elle parle trop fort”. On peut donc considérer que d'après ce conseil le viol conjugal est islamique. Ayant l'esprit ouvert, je ne conteste pas la nécessité du bain post-coïtal.
Pour résumer la position de ce Conseil de l'idéologie islamique : battre sa femme et/ou la violer est islamique.
Pour celles qui veulent absolument s'habiller en religieuse, ne serait-il plus sage, pour suivre le principe de précaution, de remplacer le voile par un casque ?
D'après Marianne : "Outre-Manche, l'Etat s’accommode de dizaines de structures officieuses qui disent le droit selon les principes édictés par la charia. Même si une enquête vient d'être lancée par les autorités qui s'inquiètent du sort réservé aux droits des femmes / mariages forcés et divorces contraints /, fermer ces "tribunaux" illégaux n'est pas à l'ordre du jour." Le ministère de l'Intérieur britannique reconnaissant le rôle positif pour les croyants de ces assemblées..."Une justice à deux vitesses, où s'affrontent droit civil et droit religieux, semble être entrée dans les moeurs outre-Manche."
Le Royaume-Uni est-il en Orient ? Malgré les apparences et la trentaine de "Conseils de la Charia" ce n'est pas le cas, car les Britanniques ne disposent pas de bourreaux. Mais au train où vont les choses Outre-Manche, les Grands Bretons devraient envisager leur formation, un recrutement de professionnels rompus à la tâche paraissant difficile puisque l'Arabie Saoudite elle-même manque de bras.