7 Janvier 2013
Klimt "Hêtres"
Comme la plupart des gens j’aime les arbres. Non seulement ils sont beaux, mais chacun sait qu’ils nous sont indispensables. Ce qui n’empêche pas les hommes de les détruire, pour une exploitation industrielle ou pour dégager des terres dans un but essentiellement lucratif. Des forêts sont abattues ou incendiées, remplacées parfois par des cultures, admissibles que si elles sont vivrières, parfois par du béton, parfois par des exploitations minières. Les forêts vierges, dont le rôle d’épurateurs de la planète est important, sont réduites chaque jour pour le bénéfice de quelques-uns. Pendant le XXe siècle plus de la moitié de la forêt mondiale a disparu, le rythme de la déforestation s’accélère et si elle continue ainsi, certains estiment qu’il n’y aura plus de forêt dans 200 ans (la forêt amazonienne aura peut-être disparu en 2030 !).
Alors que faire ? Ne vous inquiétez pas : nous planterons des arbres artificiels. Klaus Lackner, de l’université Columbia en a mis la technologie au point. Certes, ils ne sont pas beaux et manquent de majesté, ils évoquent plutôt une tapette à mouche géante, mais selon les ingénieurs de l’Institution of Mechanical Engineers, ces arbres artificiels dotés d’un filtre pourraient absorber beaucoup plus de CO2 que les végétaux et le transformer afin qu’il puisse être facilement recueilli et stocké. Les ingénieurs britanniques estiment que 100 000 arbres synthétiques suffiraient à absorber toutes les émissions de carbone générées par les transports, les logements et l’industrie légère de Grande-Bretagne. A l’échelle de la planète, d’après The Times, 5 millions d’arbres pourraient faire l’affaire.
Il est certain qu’avec les éoliennes et les arbres artificiels, le paysage futur sera un peu déconcertant. Afin d’éviter aux hommes la nostalgie de leurs arbres en bois, on pourrait proposer de revêtir les tapettes géantes d’un revêtement réversible, vert au printemps, brun et doré en automne et qu’il soit permis aux amoureux de graver dessus un cœur percé d’une flèche.