Une des préoccupations masculines, surtout pour les hommes jeunes
ou d’âge moyen, porte sur la taille de leur pénis. Préoccupation qui, pour certains, vire à l’inquiétude lorsqu’ils sont persuadés que leur attribut a une taille insuffisante, au-dessous de la
norme, et quasiment indigne d’être montré.
C’est ainsi que les chirurgiens sont l’objet de demandes croissantes et « pressantes d’interventions chirurgicales correctrices ». Or le plus souvent le chirurgien, déçu, a entre les mains un pénis de dimension normale. Lassés de ces demandes excessives, il a paru essentiel aux membres de l’Académie nationale de chirurgie de « sensibiliser le public à l’inutilité et au risque de toute chirurgie sur un pénis de dimension normale et physiologiquement actif ». Et afin que les choses soient claires, ils se sont livrés à une mise au point destinée à tous ces hommes angoissés après avoir abaissé leur regard vers leur signe extérieur de virilité, qu’ils sachent que la longueur moyenne d’un pénis au repos se situe entre 9 et 9,5 centimètres, tandis qu’elle peut atteindre entre 12,8 et 14,5 centimètres en érection. Mais peut-être ai-je, en révélant ces dimensions, angoissé sans le vouloir certains de mes frères qui s’empresseront de mesurer leur attribut avec un mètre-étalon pour s’apercevoir que le leur, dont ils étaient peut-être fiers, n’atteint pas les normes ci-dessus.
Plus que la taille du pénis, c’est la façon de s’en servir qui compte. Au Zimbabwe, Netsai et Sophie Nhokwara, 24 et 26 ans, et Rosemary Chakwizira, 28 ans, elles, savaient s’en servir. Prenant des hommes dans leur voiture, elles sont soupçonnées d’avoir violé 17 auto-stoppeurs, dont un militaire et un policier, en utilisant une décoction stimulant la libido et un spray laissant leurs proies inconscientes. Ce gang de violeuses a été arrêté à la suite d’un accident de la route, ce qui a permis à la police de retrouver dans le coffre de leur voiture 31 préservatifs usagés. Si ces dames indignes se servaient du pénis de ces messieurs, c’est essentiellement pour prélever leur sperme dans des préservatifs. Apparemment, ce trio déluré avait plus la fibre commerciale qu’amoureuse car il conservait le sperme des victimes à des fins rituelles. En Afrique du Sud, voisine du Zimbabwe, la semence humaine est une marchandise très prisée : les préservatifs remplis de sperme pouvant atteindre jusqu’à 3 000 rands (275 euros), quelle que soit la taille de l’instrument donneur.
Michel-Ange : « David »