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MECREANCES I

 

CONTE AVEC RIMES ET SANS RAISON  

1  Il était une fois des dieux groupés en un collectif du Destin. Chaque peuple avait les siens, semblables aux noms différents. Chacun avait sa fonction et ses caprices dans l’espace aérien. Gamins querelleurs, ils jouaient volontiers de la foudre et du trident. Il était rassurant pour les hommes de voir leurs faiblesses d’humains Et pour quelques divinités leur goût polisson pour les êtres mortels. Heureusement imparfaits, on pouvait les acheter par une offrande. Des prières obligées et quelques bakchichs liaient la Terre et le Ciel, Il suffisait ensuite de faire au spécialiste divin son humble demande.  

2  Vint un homme avec des trous de mémoire, En quête d’une idée simple à retenir. Pour mettre de l’ordre dans cette divine foire, Il décréta que pour le Passé et l’Avenir, Il n’y aurait désormais qu’un seul Dieu. Les autres trouvèrent que c’était peu, Mais conquis, ils finirent par s’y faire Et les ennuis commencèrent.   

3  Un Dieu unique ne pouvait que s’ennuyer dans le vaste Univers. La Création du Monde ne Lui avait demandé que quelques jours. Pas de querelles ou d’amitiés possibles avec des congénères. Il était certes aimé mais déclenchait des catastrophes en retour. Il faut le comprendre, Il n’avait que Ses créatures pour Se distraire Et comme l’homme L’avait fait parfait et omniscient, Quoi qu’Il fasse, Sa perfection Le rendait innocent.  

4  Ainsi, lassé d’être seul, Il se révéla trois fois à ses affiliés. La première fois dans un buisson ignifugée, en toute discrétion. La deuxième fois dans le ventre d’une femme (après l’avoir annoncé). La troisième fois, Il se contenta d’envoyer un chargé de mission.  

5  Bien que les croyants vers Dieu aient la même prière, Les hommes obstinés les uns contre les autres, affirmèrent, Meurtres à l’appui, que Celui qu’ils avaient vu était le bon Et que les autres, infidèles, n’avaient pas compris la leçon. Mais tous se retournaient contre ceux qui ne croyaient rien. On trouvait toujours des hérétiques à occire au nom du Bien. Les motifs de querelles entre les hommes ne manquaient pas, Dieu, dans sa miséricorde et sa magnificence les multiplia.  

6  On ne peut que regretter le peuple des dieux imparfaits Leurs faiblesses et leurs distrayantes disputes de Titans. Avec eux les hommes auraient détruit leur planète en paix, Sans toujours invoquer Dieu pour leurs débordements.  

7  C’est une histoire déraisonnable dont les hommes ne se lassent jamais

 
  

LA LETTRE ANONYME
  Elle fut écrite dans les temps anciens Servant de preuve dans un livre sacré On ignore le nom du délateur écrivain Un ermite du désert ou un mari trompé   Elle accusait la femme du premier des péchés De la honte d’avoir été chassés du jardin d’Eden D’avoir dévoilé le bien et le mal à l’humanité A l’origine de l’exil de l’homme et de ses peines   Depuis la femme est en garde à vue Sur cette calomnieuse dénonciation Par une lettre écrite par un inconnu   Voilà des millénaires qu’elle vit sa punition Dans une geôle qu’elle porte parfois sur elle Sous les cieux où les lettres restent éternelles

Paul Obraska
    

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D
D'une façon générale, l'enfance est moins heureuse qu'on ne le dit.
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L
Pour être plus explicite, j'accuse la religion catholique et surtout ceux qui me l'ont imposé, de m'avoir fait perdre tout désir, tout plaisir et jusqu'à l'envie de vivre à un âge ou j'aurais du mordre la vie à pleine dents.
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