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Liberté sous surveillance

InfidèlesCette affiche du film « Les infidèles » a été retirée pour « dégradation de l’image de la femme » et remplacée par une autre moins « choquante » (ce qui constitue une excellente publicité pour le film). Cette affiche, qui se voulait drôle sur le mode grivois en illustrant l’expression « une partie de jambes en l’air » et dont on peut discuter du bon goût, n’a rien de pornographique. Elle suggère l’acte sexuel sans le montrer et elle est aussi dévalorisante pour l’homme (que l’on voit et qui ne semble pas avoir le beau rôle dans le film) que pour la femme (supposée, car on ne voit que des jambes, d’ailleurs fort jolies).
 
La France devient-elle pudibonde ? Curieusement aux USA, les médias, pourtant plus sévères sur les représentations sexuelles dans l’espace public et plutôt féministes, n’ont aucunement tiqué sur cette affiche (il est vrai qu’ils ont un faible pour Dujardin) et s’étonnent que les Français aient pu s’en offusquer.
 
Il me semble qu’au siècle dernier les gens jouissaient d’une plus grande liberté qu’aujourd’hui : liberté de parole, liberté des images, moins d’interdits (dans tous les domaines), les pièces de théâtre un peu transgressives soulevaient moins de scandales. Les religieux s’occupaient de leur religion, les associations étaient faites pour aider les autres, alors que de nos jours nombre d’entre elles  n’ont comme seul but que l’exercice d’une police de la pensée, imposant un politiquement correct souvent à sens unique, et obligeant chacun à surveiller ses paroles de peur de soulever un scandale et d’être traîné en justice. La liberté, sous surveillance pointilleuse, susceptible et sans humour, s’affiche de moins en moins hors du prêt-à-penser.
 
 
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D
Donc, on ne peut pas prendre son pied.
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C
Je ne vois vraiment pas ce qui a pu pousser les censeurs à interdire cette affiche : elle a gardé ses chaussures !
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D
Voilà deux exemples où leur liberté de ton ne passerait plus aujourd-hui.
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S
Je ne peux qu'abonder dans votre sens...Un Desproges, un Coluche pourraient-ils exister aujourd'hui ? C'est attristant.
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D
Vous avez raison, ceci serait plus "justifié".  
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P
Cette police de la pensée touche tous les domaines: je me demande si les gens qui "entrent en réunion" (le surtitre de l'affiche), ne devraient pas protester car cette phrase cible explicitement une certaine catégorie de cadres.
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D
Je ne me permettrais pas d'entrer dans l'intimité de ces dames.
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+
Personne n'oblige les femmes à se dégrader, elle le font volontairement parce-que cela rapporte et la crise n'est pas en cause, puisque cela c'est toujours fait ! Je n'aime pas , mais nous sommes parait-il en démocratie ! Alors à mon premier com, j'ajouterai, un rien vulgaire, à la place de "féministes", "Mal baisées"! Vont-elles arriver à priver Pangloss de sa pin-up du dimanche ?
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D
Mais il y a de quoi fouetter les censeurs pour leur sérieux excessif.
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Z
Tout à fait doc, et il n'y a pas de quoi fouetter un chat quant à cet affiche.
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D
Je suis le premier à dire que l'utilisation de la femme dans les publicités est éhontée, mais dans cette affiche la femme n'est pas plus utilisée que l'homme.
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Z
Quand Pascale avait évoqué le sujet de cette censure... ma réponse avait été de conclure que les censeurs étaient des "faux culs". Je le pense toujours d'ailleurs...!!! Le fait de se servir de la femme comme objet de consommation allié à la vulgarité, voire la pornographie est en effet dégradant: un petit exemple du genre ....!!!!! http://www.dailymotion.com/video/x5gp3x_antipublicitesexiste_webcam Bonne journée Doc
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D
Dans ce cas, il semble que ce soit les féministes qui ont protesté.
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+
Au siècle dernier Paul, on attribuait moins d'importance à certaine religion (j'ai mis exprès le singulier), susceptible de se choquer ! Si la dame avait porté une burqa, la photo aurait été certes dénaturée, mais les "lèche-culs" satisfaits ! Nettoue
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D
On oscille, en effet, entre deux extrêmes.
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J
La célèbre campagne "demain j'enlève le haut" puis "le bas" ne serait plus possible aujourd'hui. Pudibonderie en surface et vulgarité au fond semblent marquer le début de ce siècle.
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