Dans dix jours Noël va nous tomber dessus. Peut-être que des parents de jeunes enfants se posent une question existentielle : faut-il faire croire à leurs rejetons qu’il existe un vieux barbu, un peu obèse, habillé de rouge et de blanc, faisant la tournée des cheminées, assis dans un traineau tiré dans le ciel par des rennes, sa hotte remplie de cadeaux destinés aux enfants sages, ce qui est déjà une discrimination et une manière de leur faire ressentir ce qu’est la culpabilité
Une étude publiée dans le Lancet Psychiatry aborde cette question : n’est-il pas nocif de mentir ainsi aux enfants qui découvriront rapidement la vérité et le mensonge des parents auxquels ils risquent de ne plus faire confiance.
Les chercheurs citent la réflexion d’un enfant :"Si les parents sont capables de mentir à propos d'une chose aussi spéciale et magique, peut-on continuer à leur faire confiance en tant que gardiens de la sagesse et de la vérité ?". J’avoue que j’ai un doute quant à la véracité de cette citation devant sa formulation digne d’un psychiatre, à moins qu’il s’agisse d’un enfant dont la croyance au Père Noël s’est prolongée jusqu’à l’âge adulte.
Les auteurs se posent également la question de la motivation qui pousse les parents à mentir, et ils suggèrent qu’ils fabriquent ce monde magique pour eux-mêmes plutôt que pour leur progéniture : "La persistance de l'obsession pour des histoires comme 'Harry Potter', 'La Guerre des étoiles' ou 'Doctor Who' jusqu'à un âge adulte avancé démontre un désir de retourner provisoirement en enfance. Bien des gens se languissent peut-être d'une époque où l'imagination était acceptée et encouragée, ce qui n'est pas toujours le cas dans la vie adulte".
Mais peut-être que les parents se sentent obligés de faire comme les autres parents, et les enfants de croire à ce mythe comme les autres enfants.
Source : Pourquoidocteur.fr
Voir aussi : « Conte de Noël »