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Lectures légères

Lectures légères

Lectures légèresJe viens de terminer un polar italien : « Les mains vides » de Valerio Varesi où l’on assiste aux déambulations d’un commissaire à travers les rues de Parme, à la fois accablé par une chaleur torride et par sa ville gangrénée par la pègre mi-étrangère (de l’est), mi-italienne et par la corruption. Ce polar ne manque pas à la tradition des polars italiens, comme ceux de Donna Leon qui se déroulent dans Venise, où les policiers découvrent toujours les coupables mais n’arrêtent que les seconds couteaux en laissant prospérer les notables mouillés. Ces polars du sud, peut-être en raison du soleil et de la beauté des villes, malgré le cynisme qui y règne sont finalement moins désespérants que les polars du nord : Islande, Ecosse, Suède…imprégnés d’un climat gris et froid, riches en policiers alcooliques souvent divorcés dont les enfants se droguent  plus ou moins. Les séries télévisées du nord ont également ce goût amer en se déroulant dans des rues monotones aux maisons laides sous un ciel bas et aux personnages tristes à pleurer.

Mais le soleil de Marseille ne suffit pas à éclairer les romans sombres et très bien écrits de Jean-Claude Izzo où son héros Fabio Montale ne se fait plus d'illusions sur sa ville dans "Total Khéops", "Chourmo", et "Solea".

Lectures légèresPour ce qui concerne les romans d’un genre différent que j’ai lu pour me distraire, je suis un peu irrité par un procédé qui me semble de plus en plus utilisé par les auteurs : le morcellement spatio-temporel, l’abandon du temps linéaire au profit d’un désordre chronologique savamment orchestré avec des sauts multiples du présent au passé et vice versa, ce qui est un procédé facile pour créer du suspense en vous privant périodiquement de dessert. Procédé utilisé habilement dans l’excellent « Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin, de façon plus grossière dans « Le gang des rêves » de Luca Di Fulvio, et de façon diabolique dans « L’Enigme de la chambre 622 » du Genevois Joël Dicker. Ce dernier livre est un phénomène de librairie : premier dans les meilleures ventes de la Fnac pendant 9 semaines, il est encore en deuxième position à la onzième semaine. Dans l’hôtel où j’ai passé mes vacances, nous étions trois à le lire. Son intrigue est particulièrement alambiquée avec des sauts dans le temps et dans l’espace plusieurs fois dans un même chapitre, ce qui finit par nous désorienter. L’auteur abuse du procédé jusqu’à la malhonnêteté et son œuvre finit par perdre sa qualité de roman pour endosser celui du feuilleton. La plupart des gens ont aimé ce livre et se sont laissés embarquer dans une intrigue invraisemblable et atomisée.

Illustration ; Renoir, Vuillard, Magritte.

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U
Bonjour Doc,Petit clin d’œil du matin, je vous recommande « Otage en réanimation » de Pierre Sagnet (Editions Cairn – Poche). Excellent we
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C
Un épisode des "Rois maudits" vu sur  Histoire TV m'a donné envie de lire la saga complète de Maurice Druon. C'est tellement passionnant que je n'ai même plus envie d'aller démêler le vrai du romancé !<br /> Pour moi ( opinion perso) le roman historique a cette supériorité sur le roman policier que l'auteur doit développer son imagination en respectant des contraintes historiques et culturelles.  
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B
C'est le triste sort des "best-sellers" (mais pas de leurs auteurs et éditeurs) que tout le monde achète parce-que tout le monde croit que tout le monde a lu et tout le monde a aimé...<br /> (A la liste de Pangloss, j'ajouterais Ellis Peters et frère Cadfael un moine herboriste détective médiéval, ainsi que Peter Tremayne et sœur Fidelma à la fois religieuse et "juriste" dans l'Irlande celtique du XVII siècle -Ce choix relève essentiellement de mes goûts personnels)
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P
Je peux vous en suggérer d'autres. Je suis un grand lecteur de polars. Chez Donald Westlake, j'aime bien la série "John Dortmunder".
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P
Les flash-backs et les enquêteurs au lourd passé finissent par fatiguer tant ils sentent le procédé facile. Actuellement je relis la série des romans de Patricia Wentworth, bien ficelés, bien traduits, astucieux, sans violence gratuite. (10-18 Grands détectives). Connaissez-vous les livres de Van Gulik, de Kemmelman, de Westlake?
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S
Pour ce qui est du Joël Dicker, je peine dessus depuis 2 mois. Page 103/571. Excellent somnifère. Mais comment a-t-il fait pour être au hit-parade ?<br /> Tout pour faire bailler : le milieu genevois de la banque, la planque des capitaux en Suisse, le chantage à la liste des noms, les services de renseignement qui recrutent...le potentiel directeur de la plus grande banque.<br /> Le seul roman policier qui m'aie jamais intéressé, finalement : Donna Leon sur Agostino Steffani, un prêtre compositeur baroque, Les joyaux du Paradis, avec dedans un CD de Cecilia Bartoli.<br /> Les biographies ont souvent plus de suspens que les romans.
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