J’ignore si ce sont les quelques plaisanteries scatologiques retrouvées dans le courrier de Mozart qui ont conduit Mme le Dr O’Shea, dans son service à Houston, à tester l’effet de sa musique diffusée dans une salle de coloscopie, mais cette expérience lui a permis de constater qu’avec Mozart les gastro-entérologues détectaient plus de polypes coliques que lorsque la salle était silencieuse !
Les opérateurs sont-ils plus détendus ? Ou font-ils un examen plus approfondi en prenant leur temps afin d’écouter l’intégralité du morceau diffusé ? Mais n’oublions pas que Mozart est un enchanteur, et il n’est pas impossible que les polypes séduits par sa musique sortent des plis muqueux du tube intestinal pour mieux l’écouter, devenant ainsi plus visibles à l’opérateur qui, sans pitié, leur coupe la tête.
Dessin de Matyo