Il arrive que le premier de la classe, à qui tout réussit, sans anicroche, avec un cursus bien lisse, bien comme il faut, éprouve une attirance secrète pour le voyou ou le marginal, pour celui qui n’obéit ni aux lois, ni à l’autorité.
Il arrive que le premier de la classe soit fasciné par son contraire. A défaut d’un voyou authentique, il peut aimer s’acoquiner avec celui qui s’en donne l’allure. Peut-être que le premier de la classe avait-t-il rêvé d’être un voyou, mais qu’il n’avait jamais osé aller au bout de son rêve.
Macron est le type même du premier de la classe, et il est même arrivé à la position qui est la sienne en sautant plusieurs classes. Autant il est hautain avec les mâles blancs, puisqu'il a lui-même repris cette expression si prisée par des féministes colorées ou pas, autant il bêtifie tout sourire devant des noirs expansifs et si possible marginaux comme lors de la fête de la musique à l’Elysée avec la troupe de DJ Kiddy Smile.
Mais notre premier de la classe a pleinement cédé à ses pulsions lors de sa visite aux Antilles comme le montre ce cliché largement diffusé et commenté mais que l’on ne se lasse pas d’admirer, où notre président de la République française en chemise et cravate, tout sourire et bienveillant, enlace quasiment un délinquant torse nu qui avait été emprisonné pour braquage, fraternellement pris en sandwich entre les deux jeunes noirs qui n’hésitent pas à faire un doigt d’honneur.
Je pense qu’avec ces doigts mal placés, notre premier de la classe aura bien du mal à remonter dans les sondages.