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Le préservatif mis à l’index

Le préservatif reste pour l’instant le meilleur moyen de prévention contre le SIDA. Son utilisation est malheureusement abandonnée par nombre d’ « hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes », car on nous engage à utiliser cette formulation plutôt que celle d’homosexuels masculins. On se demande bien pourquoi. Qu’apporte-t-elle en dehors d’inclure les bisexuels ? Cherche-t-elle à faire disparaître les homosexuels en tant que groupe pour éviter la stigmatisation ? Mais cette périphrase ne fait qu’expliciter la définition de l’homosexualité masculine que chacun connait. Encore un mystère de la sémantique de la novlangue.

Cet abandon trop fréquent du préservatif explique que la fréquence de la maladie reste élevée dans les milieux homosexuels, le « politiquement correct » préfère utiliser le terme de « comportements à risque », il existe en effet d’autres groupes plus particulièrement menacés : les hétérosexuels aux multiples partenaires et bien sûr les prostitué(e)s.

Les municipalités de New York, Los Angeles, Washington et San Francisco ont fait état de taux élevés d'infection par le virus du SIDA parmi les travailleuses de l'industrie du sexe et les femmes transgenre, et font de sa prévention dans ces catégories une priorité urgente. Le gouvernement fédéral verse d’ailleurs des millions de dollars à chacune de ces villes pour assurer la prévention dans les groupes à haut risque. Or des prostituées ont affirmé à Human Rights Watch [Hrw.org.fr] qu'elles avaient refusé des offres de préservatifs de la part de bénévoles de l'aide sociale. Curieux, non ?

La raison en est simple : les forces de police de ces mêmes villes, qui prétendent lutter contre la propagation du SIDA, confisquent les préservatifs trouvés sur les prostituées car ils servent de preuves dans des accusations de prostitution et d’éléments à charge de l’activité criminelle pour les procureurs. De peur d’être arrêtées en possession d’un nombre élevé de ces objets préventifs, elles sont poussées (surtout les immigrantes) à avoir des rapports sexuels non protégés. On ne peut qu’admirer la cohérence.

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D
Cela peut faire un joli ballon et en étant saoul l'erreur est permise.
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P
Des préservatifs, preuve de prostitution? Et les éthylotests, preuve d'ivrognerie? Jumelons les deux! Soufflons dans les préservatifs!
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D
Ce sont donc des subventions indirectes à la justice afin qu'elle ne capote pas.
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N
Dans de telles conditions, en effet, il serait judicieux que l'Etat Fédéral cesse de subventionner. Parcequ'évidemment, si les capotes servent de pièces à conviction toute autre solution reviendrait à faire entrave à la Justice. Amitiés.
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D
Un pays plein de contradictions : puritain et libéré.
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S
En résumé, l'Amérique !
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D
Il est plus facile de s'attaquer aux prostituées
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F
Je suis bien d'accord avec vous mais je constate que notamment en France on ne fait pas grand chose contre le proxénétisme...
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D
Dans les villes américaines que j'ai citées, le mieux serait que le client apporte avec lui son préservatif personnel qu'il pourrait alors choisir à son goùt.
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C
Après l'admiration aux policiers, ayons quand même une pensée émue et compatissante pour tous ces gens qui paient pour avoir une relation sexuelle NON protégée avec une prostituée !
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D
La prostitution, quelle que soit sa forme, existe depuis des millénaires. Ce n'est pas un problème spécifique à notre société et au XIXème elle était organisée par la société elle-même, c'est contre le proxénétisme qu'il faut tenter de lutter.
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F
Tout cela me dépasse... Je constate aussi que notre société a beaucoup de mal vis à vis de la prostitution... d'où les énormités que vous évoquez... Bonne soirée Dr WO
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D
Ce n'est pas une si mauvaise idée. Les temps sont durs.
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N
Les procureurs doivent les récupérer pour les revendre aux municipalités : Même en leur faisant une ristourne cela laisse un beau bénéfice... Je plaisante car je ne trouve rien à dire d'autre tellement la chose est le summum de l'incohérence. D'autre part comme le bouquin de Marc Lewis "Et si c'était vrai" ?.... Bonne soirée Paul ! Nettoue
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