
Dans Le Point du 10/01/13, Pierre-Antoine Delhommais expose le point de vue de l’économiste David Friedman, un des théoriciens de la pensée libertarienne, à propos du mariage : « Que l’Etat cesse de s’occuper de définir ce que doit être ou ne pas être un mariage ». Le mariage est une affaire privée et devrait être réglée par les partenaires qui décident de vivre en ensemble, selon un contrat (ne dit-on pas « contracter un mariage ») où seraient prévues toutes les modalités, droits et devoirs, de la vie en commun et les conséquences d’une éventuelle séparation. L’équivalent d’un contrat commercial en quelque sorte. L’Etat n’aurait pas lieu d’imposer une loi fixant la norme à respecter. Chaque couple ainsi formé et lié par contrat pouvant bien entendu choisir ou non de doubler le contrat par une cérémonie religieuse de son choix. L’intervention de l’Etat apparait ainsi comme une atteinte à la liberté de chacun et les homosexuels en réclamant cette intervention se mettent sous sa férule. « La faute moderne est de penser que les choses importantes doivent être planifiés, régies et autorisées par l’Etat » (David Boaz, libertarien américain).
Point de vue original qui manque de romantisme mais qui mérite réflexion.
Dessin de Philippe Geluck