François Hollande est partout, ailleurs qu’à l’Elysée. Il se déplace sans cesse en France et hors de la métropole. De commémoration en commémoration, d’accident en attentat, chez les urgentistes comme au musée du Louvre menacé par la crue de la Seine. Une liste qui s’allonge de jour en jour et d’heure en heure, si bien qu’il est impossible d’en faire le point sans être en retard sur l’évènementiel.
Bien sûr, il fait à chaque fois un discours que personne n’écoute vraiment. Ses plumes doivent être épuisées et les journalistes qui le suivent, lassés…Lui paraît inépuisable, même mouillé.
Pourquoi cette bougeotte ?
Dans la plupart des déplacements sa présence n’est pas indispensable et pourraient être assurés par le ministre correspondant ou à la rigueur le premier ministre.
Non, il lui importe de montrer sa bobine, de préférence sous une pluie battante.
Pourquoi cette agitation et cette logorrhée ? Je me permets de me livrer à quelques hypothèses :
1- Il ne supporte plus l’ambiance de l’Elysée, ou ses conseillers, ou ses communicants, ou son Premier ministre.
2- Son médecin lui a conseillé de ne pas être sédentaire en restant trop longtemps assis à son bureau.
3- Il n’a pas envie de travailler.
3 bis- Il n’a pas envie de prendre des décisions.
3 ter- Il ne sait pas quelle décision prendre, alors il laisse aux autres le soin de la prendre.
4- Il croit que plus il se montre, plus il a de chances d’être aimé. Sans vouloir lui faire de la peine, il semble bien que c’est exactement l’inverse qui se produit : plus il fait risette, plus il parle, plus il s’agite, plus il chute dans les sondages. Il devrait savoir que dans le groupe de tête dans les sondages figurent toujours des gens que l’on ne voit pas ou qui ne font rien comme Christine Lagarde ou Jack Lang.
5- Ses convictions écologistes le poussent à lutter contre la rareté prévisible de l’eau sur la planète, et à contribuer par ses sorties à ciel libre au remplissage des nappes phréatiques. C’est peut-être là qu’il est le plus utile.
Mais à voir les inondations, il en fait manifestement trop, de façon coûteuse et désordonnée.