La CGT, dont on connaît la pondération, vient de diffuser cette affiche sanglante (succédant à une autre, également du meilleur goût) pour protester contre ce qu’elle estime être une répression policière sans mesure face aux manifestants dont les motivations sont respectables, mais malheureusement régulièrement accompagnés d’escadrons de casseurs internationaux.
Cette affiche illustre le goût de l’oppression et le désir de lui résister. Beaucoup sur les places et dans les rues jouent aux opprimés face à une dictature répressive.
L’ennui est qu’elle n’existe pas.
Quand on entend à « Nuit debout » des participants se réjouir d’avoir enfin une liberté de parole comme si la liberté d’expression n’existait pas en France, que les journaux d’opposition étaient interdits, les journalistes en prison et les manifestations réprimées par l’armée.
Alors on joue à être opprimé en forçant le trait jusqu’à la caricature (et comme dirait l’autre « plus c’est gros, plus ça passe") en attendant le premier mort, évoqué par Mélenchon, de préférence un manifestant (ou à défaut un casseur) plutôt qu’un policier, ce qui serait contre-productif.