
LE GENERAL QUI PERDIT LA TÊTE
Charmante Judith à la peau si blanche
Au visage si lisse bien qu’un peu dégoûté
Est-ce bien raisonnable de couper une tranche
D’un Holopherne séduit par votre beauté
Charmante Judith si innocente
Décapiter un homme même infâme
N’est guère un travail de femme
Les giclées de sang sont si salissantes
Charmante Judith si virginale
Que de force vous avez déployée
Pour détacher la tête du général
Qui même enivré semble hurler
Charmante Judith si volontaire
Le plus difficile reste à faire
Les vertèbres sont à peine entamées
Et la vieille attend tendant son tablier
Paul Obraska
Le Caravage « Judith décapitant Holopherne »