Regonfler ses formes n’est pas totalement dénué de dangers. Les prothèses mammaires PIP (poly implant
prothèse) font encore parler d’elles. La silicone utilisée pour ces prothèses ne serait pas médicale mais industrielle, plus économique, ce qui pourrait expliquer leur fragilité. La fuite
éventuelle de silicone n’est pas anodine et nécessite une intervention chirurgicale. Les porteuses de ces prothèses (elles seraient 30000) ont créé une association qui envisage de demander à
l’Etat de créer un fonds d’indemnisation pour les victimes de fuite et conseille à toutes ces femmes de se faire réopérer. Le ministère de la santé envisage de prendre en charge les complications
mais pas les interventions lorsqu’elles étaient uniquement à visée esthétique.
L’utilisation des
ressources de l’industrie dans l’esthétique peut parfois prendre plus d’ampleur. Ainsi, aux USA, une jeune femme voulait accroitre ses charmes en augmentant la rondeur de ses fesses. Elle devait
aimer les contempler comme le faisait la Vénus callipyge à l’époque où ces païens de Grecs affichaient leur sensualité au grand jour et dans les temples. Elle s’adressa donc en 2010 à Oneal Ron
Morris, une pseudo chirurgienne esthétique, qui né(e) homme était devenu(e) une pseudo femme. Oneal lui proposa pour la modique somme de 700 $ de lui appliquer le traitement qu’elle affirmait
avoir utilisé sur elle-même. Ce traitement consistait à injecter dans les fesses du ciment, de l’huile minérale et un produit anti-crevaison. Comme on peut le voir sur la photo, le résultat s’est
avéré très « pneumatique » et la patiente s’étant fait roulée a du subir de multiples interventions réparatrices. Oneal Ron Morris a été arrêté(e) pour exercice illégal de
la…médecine rapporte
l’agence Associated Press.