Un des derniers dimanches où il faisait beau, nous sommes allés au bord de la Marne déguster une friture d'éperlans en regardant simplement l'eau couler.

Lorsque je vais à cet endroit, je ne peux m'empêcher de photographier - pour la Nième fois - un saule pleureur voisin, fasciné par sa chevelure verte dont les pointes affleurent l'eau, en étalant un rideau que transperce la lumière.

Le saule pleureur fut une source d'inspiration pour Claude Monet.
Saule pleureur et nénuphares de son merveilleux jardin de Giverny

C'est ainsi qu'il le peignait dans les dernières années de sa vie (en 1918) lorsque la cataracte (privilégiant les couleurs chaudes) est venue modifier sa vision. Les tons rouges et le trait torturé cadrent bien avec l'aube de la guerre qui allait ensanglanter l'Europe.