L’obésité menace les habitants des pays industrialisés. Cependant, en 2008, l’index de masse corporelle (IMC : poids en kg divisé par le carré de la taille en m) était le plus élevé dans certains pays d’Océanie (34 à 35 kg/m2). Mais l’Amérique du Nord détient le record des pays industrialisés avec environ 30% d’obèses, et l’IMC continue de progresser : +1,1 kg/m² par décennie chez les hommes et +1,2 kg/m² chez les femmes. Les pays d’Afrique subsaharienne peuvent être tranquilles, leur IMC est le plus faible (< 21,5 kg/m²).
Mais si les Américains ont des obèses, ils ont aussi des idées. Une des dernières en date est d’utiliser les jeux vidéo pour maigrir et adopter un comportement sain[1].
Les simulations sportives face à un écran interactif tiennent une bonne place où les participants se livrent à une chorégraphie du meilleur effet. On peut même faire appel en ligne à un coach personnel pour vous expliquer comment bien manger et avoir une activité physique régulière.Zamzee est un jeu destiné à faire bouger les enfants en leur faisant porter un accéléromètre permettant d’enregistrer leurs déplacements, en cumulant des points sur un site internet, récompense autrement plus valorisante, et plus amusante que la pratique d’un sport. Il existe ainsi des dizaines d’autres jeux, bientôt développés avec le soutien financier des agences d’Etat américaines, toujours soucieuses de votre santé.
Cette idée transposée en France permettrait de créer un jeu où l’on verrait Obélix changer son comportement inadmissible envers les sangliers, maigrir grâce aux conseils éclairés du joueur et conserver malgré tout ses vertus guerrières.
Mais il y a quand même un problème. Nombre de ces jeux éducatifs sont passifs et une étude récente montre que chaque heure passée devant un écran augmente de 7% le risque de mortalité cardiovasculaire.[2]
Je ferme donc mon ordinateur pour faire quelques pompes.
[1] Read JL, Shortell SM. Interactive games to promote behavior change in prevention and treatement. JAMA published online March 29, 2011.
[2] Wijndaele K, et al. Television viewing time independently predicts all-cause and cardiovascular mortality : the EPIC Norfolk Study. Int J Epidemiol 2011 ; 40 : 150-9.