Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Header cover

La Révolution française, ça date un peu

La Révolution française, ça date un peuMme Amélie Oudéa-Castéra a été promue ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports. Ancienne joueuse de tennis professionnelle, elle est accusée par les enseignants et leurs syndicats d’avoir perdu son service d’entrée de jeu pour avoir révélé sa préférence pour l’école privée pour ses enfants en raison des défaillances de l’école publique. Défaillances dont les gouvernements successifs de la Ve République ont une grande responsabilité. Toutefois les professeurs qui ont été apparemment ulcérés par les déclarations de la nouvelle ministre devraient peut-être également se poser des questions. Selon une étude réalisée par OpionWay, parmi les jeunes Français de 16 à 24 ans, seuls 46% sont capables de dire que la Révolution a commencé en 1789 ! De 16 à 24 ans, ce ne sont tout de même pas des bambins. Evidemment, ce n’est pas ce genre de renseignement que notre jeunesse recherche sur les réseaux sociaux, mais les professeurs ne se sentent-ils pas un peu responsables d’une telle ignorance ? Certes, on pourrait aussi accuser les élèves d’être des idiots congénitaux, des paresseux, ou d’avoir une maladie d’Alzheimer très très précoce. Mais ces hypothèses sont peu probables, voyez Gabriel Attal. Le résultat de ce sondage est d’autant plus étonnant que les résultats du bac, eux, flirtent chaque année avec les 95% ! Mme Amélie Oudéa-Castéra, il serait temps de rechercher les coupables. Les trouver et les corriger, serait une révolution dont on retiendra la date.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
Cette ministre a sous son autorité l’enseignement privé, entre autres. À ce titre je ne comprends pas en quoi le fait de mettre ses enfants dans le privé pourrait heurter un gauchiste. Si vous avez une explication je vous remercie.<br />  
Répondre
P
Petit rappel: Macron a fait ses études secondaires chez les Jésuites, Attal à l'école alsacienne établissement privé "huppé" nous apprend Wikimédia.
Répondre
B
Faut dire que nommer à l'Education Nationale une joueuse de tennis professionnelle, ça ne permet pas d'envisager un avenir engageant<br /> Je n'ai rien bien entendu contre les joueuses ou les joueurs de tennis, ni contre les footballeurs ou les coureurs cyclistes, les judokas ou les champions de ski professionnels, mais je dote fort que leur formation et leur expérience les préparent à  une tel destin. Ou alors, non, rien..<br /> Pas plus qu'un obscur député des Hauts-de-Seine qui aura tâté à tout, au reste et à rien en politique, ayant menti sur ses diplômes, arrivé grâce à ses "relations" et ayant fait un brève carrière ministérielle aux promesses populistes intenables face au diktat de la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui régente tout (sauf, peut-être la date des vacances scolaires ?) afin d'asseoir une popularité populaire.<br /> Ce serait fait exprès que ça ne m'étonnerait pas complètement<br />  
Répondre
S
Le bac est donné, d'où les 95% de réussite, relativisé par la mauvais classement de la France au classement PISA. Par ailleurs, le concours de recrutement des enseignants est délaissé, à quoi les syndicats revendiquent une hausse des salaires. Sans se demander la signification du mot "concours" (lutte pour être le meilleur).<br /> Un métier où on risque de se faire couper le cou est un métier à risque, des théories saugrenues du style "apprendre à apprendre" (au lieu d'apprendre quelque chose aux enfants) éloignent les potentiels candidats. <br /> Et les tablettes numériques apportent du savoir, sans la démarche rationnelle, progressive, qui en assure la solidité et la pérennité. Des compléments, pas des substituts à l'enseignant.<br />  
Répondre
B
En deux mots :<br /> <br /> déculturation<br /> décivilisation<br /> grand remplacement<br /> <br />  
Répondre
P
Les raisons sont multiples: l'idéologie post-soixantehuitarde, le pédagogisme des ministères, la dénonciation de l'autorité jugée "de droite", la perte de prestige des profs auprès des parents, la perte de prestige des profs eux-mêmes, les syndicats qui font payer aux élèves leurs grèves à répétition, l'entrisme islamique (ou musulman) qui fait perdre du temps aux enseignants obligés de faire des cours de "laïcité" ou de tolérance (en risquant leur peau), chose qui aurait parue grotesque quand j'étais à l'école, les médias qui caressent les enfants et les ados dans le sens du poil pour "faire moderne" et vendre des produits "jeunes" de toutes sortes, le développement des jeux vidéos jugé impossible à juguler etc etc.<br /> Les parents exigeants ont le choix: se battre contre les profs et les établissements pour exiger un service payé par leurs impôts (combat difficile et souvent perdu d'avance) ou mettre leurs enfants dans le privé.<br /> Ce qu'a fait la ministre. C'est-à-dire qu'en attendant de pouvoir (peut-être) améliorer la situation, elle protège ses enfants et les fait sortir d'un système en perdition. Les laisser dans le public aurait été les sacrifier pour protéger son image.<br /> Tout ça paraît scandaleux mais est normal dans d'autres cadres: ceux qui en ont les moyens (même de gauche) ne préfèrent-ils pas habiter les beaux quartiers plutôt que des banlieues difficiles même si le mètre carré y est moins cher?
Répondre