27 Janvier 2024
Que n’a-t-on pas dit sur la jeunesse d’Attal quand il a accédé au poste de Premier ministre, en lui reprochant notamment son manque d’expérience. Ce sondage paru dans Le Point montre au contraire que ce sont les jeunes (de 16 à 30 ans) qui paraissent – de mon point de vue - les plus sensés sur les questions posées. Par contre, ce sont les personnes les plus expérimentées et encore en activité (de 50 à 64 ans) qui me paraissent les moins sensées, à croire que l’âge et l’expérience apportent le doute plutôt que la raison : ce sont ceux qui croient le moins en la science, aux vaccins, et à la théorie de Darwin. Ce sondage apporte un motif de satisfaction en montrant que les antivax sont très minoritaires malgré le tapage agressif auquel ils sont livrés pendant la dernière pandémie, et un motif de semi-surprise et peut-être d’inquiétude : la majorité des personnes sondées ne pensent pas que les découvertes scientifiques soient le plus souvent bénéfiques pour la société, et là encore ce sont les jeunes qui y croient davantage. Je dis semi-surprise car le jugement porte sur la globalité de la science, et si les découvertes scientifiques permettent de mieux soigner et de vivre plus confortablement, elle a aussi apporté le risque nucléaire, et des découvertes comme l’intelligence artificielle qui sont ressenties plus comme des menaces que comme des progrès. Peut-être que les gens regrettent un mode de vie antérieur plus simple et plus humain. Notons enfin que pour la question sur le réchauffement climatique, plus on est vieux moins on estime qu’il est la conséquence de l’activité humaine, car plus on est vieux, plus on peut se sentir coupable.