En géopolitique, discuter avec un autre pays n’implique pas que l’on soit d’accord avec ses actes à l’intérieur ou à l’extérieur, mais il paraît souhaitable de discuter avec ses dirigeants si l’on veut tenter d’infléchir leur politique.
En diplomatie, discuter avec un adversaire, voire un ennemi, est le plus souvent nécessaire.
A titre individuel, c’est l’entre-soi qui domine : on ne fréquente vraiment que ses amis.
Le plus souvent, les gens lisent les journaux qui leur conviennent étant d’accord avec leurs articles, ils se branchent sur les sites de la même tendance, ils n’écoutent peu ou pas ceux qu’ils ont classé définitivement dans le camp opposé, et font aisément l’impasse sur leurs arguments sauf pour contredire certains d‘entre eux. Quelle que soit la parole de l’opposant, elle a toutes les chances d’être d’emblée rejetée. Non seulement les gens n’écoutent vraiment que la parole qui correspond à la leur en recherchant un « effet écho », mais il arrive pour les plus fanatiques de ne pas vouloir même tolérer la présence de ceux avec lesquels ils ne sont pas d’accord.
Le meilleur exemple fut l’agression verbale subie par Alain Finkielkraut lorsqu’il était simplement venu écouter les discours à « Nuit debout ». Haine violente de jeunes idiots, ne supportant que l’entre-soi comme tous les extrémistes, et qui n’avaient pas le centième de l’intelligence et de la culture de celui qu’ils traitaient de fasciste. Fascisme, terme dont les gauchistes font un large usage sans en bien connaître la signification mais dont ils venaient, par leur attitude, d’appliquer l’une des caractéristiques.