Vendredi soir, le 6 mars, se tenait à la Bourse du Travail de Saint-Denis un rassemblement "contre l'islamophobie et le climat de guerre sécuritaire"
L'appel a été entendu par le PCF et le NPA aucunement gênés, en vertu de l’islamo-gauchisme, à se mêler à des structures dont certaines se revendiquent de l’islam politique : l’Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulmans), Présence musulmane (proche de Tariq Ramadan), le Collectif enseignant pour l’abrogation de la loi 2004, les Indivisibles, le Parti des indigènes de la République, curieux parti pour ceux qui n’ont jamais connu la colonisation, et se considèrent encore, plus d’un demi-siècle après la décolonisation, comme des colonisés ne supportant sans doute plus le joug des allocations familiales et du RSA.
Le texte du rassemblement dénonçait l’islamophobie et le Patriot Act à la française.
Autrement dit, ces musulmans ne supportent pas que l’Etat puisse prendre des mesures pour tenter de prévenir des attentats de la part de leurs fanatiques, et revendiquent en quelque sorte la liberté pour ces illuminés d’en commettre sans entraves.
Quant à l’islamophobie, le collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) considère qu’il existe un "racisme d'Etat qui ressemble à ce qu'on (sic) a vécu dans les années 30". Ce collectif (ils se sont mis à plusieurs pour dire des âneries), n’a pas la moindre idée de ce qu’est un racisme d’Etat, et veut en quelque sorte revêtir la peau des juifs allemands de l’époque dans un piètre concours de victimisation (avec aucune chance de gagner). Si son président Samy Debah assure que "les Français ne sont pas islamophobes", il met en garde contre "des gens qui sont une puissance médiatique et politique et qui cherchent à diviser les citoyens". On se demande à qui il pense.
Mais qu’est-ce donc que cette islamophobie dont on parle tant et qui a pris corps avec ce « collectif » ? Au cours de ce meeting la réponse nous a été donnée par Ismahane Chouder qui a dénoncé le fait que l'on "demande toujours aux musulmans une irréprochabilité" sur "l'antisémitisme", "le sexisme" et "l'homophobie". Une exigence qui serait elle-même "caractéristique de l'islamophobie".
Donc, si vous demandez à des musulmans de ne pas être antisémites, sexistes ou homophobes, vous êtes islamophobe. Ce qui implique que le musulman, pour Mr Chouder, revendique le droit de faire preuve d’antisémitisme, de sexisme et d’homophobie car il est clair que la haine des juifs, la soumission de la femme, et la répression de l’homosexualité sont actuellement inhérentes à l’islam. On peut difficilement dire le contraire.
Comme chacun sait, même si certains ne veulent pas le savoir, et aimerait en faire un racisme, l’islamophobie peut se concevoir comme une critique (non névrotique comme le laisserait penser le suffixe « phobie ») de la religion musulmane (critique également assumée par une petite partie des musulmans), et Mr Chouder nous donne amplement de quoi la critiquer et de devenir islamophobe selon sa définition.