Il va falloir serrer les fesses
Il est certain que péter réchauffe l’atmosphère, surtout quand le pet ou le rot est riche en méthane, ce qui est le cas pour le bétail. Le ministre de la Fiscalité du Danemark, Jeppe Bruus, a déclaré : « Avec cette taxe, l’objectif du gouvernement danois est donc de réduire les émissions de 70 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2030 ». Je n’ai pas le détail de l’accord entre le gouvernement danois et les agriculteurs, mais je suppose qu’ils ont résolu les deux points qui me préoccupent. D’abord comment mesurer le nombre de tonnes de flatulences émises par les bêtes ? Cette évaluation se fera-t-elle à la tête du client ou est-il prévu une mesure quelconque globale ou individuelle ? Ensuite, et je crains d’étaler mon ignorance : comment une taxe pourra-t-elle persuader les bovidés, les moutons et les porcs de moins péter et de moins roter ? Je suis perplexe, d’autant plus que les Danois ont la réputation de ne pas être bêtes et que la solution est sans doute évidente.
NB Pour ceux qui sont avertis de la parution de mes billets, je pense que le titre de celui-ci a probablement évoqué de suite la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui la France et qui conduit, en effet, à resserrer les sphincters.