La spontanéité du tweet pourrait être rafraîchissante s’il ne s’en dégageait pas souvent une vilaine odeur, car il a la brièveté et l’inconsistance d’un rôt ou d’un pet.
Mais le tweet a un grand avantage : celui de pouvoir révéler la véritable nature de celui qui l’émet, et il s’agit le plus souvent d’irréflexion, de méconnaissance, d’émotivité superficielle, de vulgarité, de haine et d’idiotie. On sait ce que les gazouillis ont révélé de la nature de Trump et dans un de ses derniers, il se qualifie "non pas d'intelligent, mais de génie. Et un génie très mentalement stable! ".
Aussi je fais amende honorable, le réseau twitter est indispensable comme révélateur de la connerie humaine.
Pour étayer mon propos, la révélation récente de la teneur des tweets anciens (pendant son séjour à l’ENA) du nouveau porte-parole de LREM, Rayan Nezzar, professeur d’économie, s’il vous plait, montre la classe réelle de l’individu. Même s’il s’est empressé d’en effacer 5000 depuis qu’il a été promu, sans doute de la même veine, les gazouillis retrouvés par BuzzFeed sont de l’ordre de l’insulte vulgaire à l’égard des journalistes ou du personnel politique : pute, fiotte, poufiasse, zéro couille ou couille molle et « niquer sa mère » ne manque évidemment pas dans cette panoplie de grande classe.
Le nouveau promu aura beau s’excuser, ses tweets spontanés (et imprudents) révèlent bien sa nature profonde : une fiotte diplômée, en utilisant son expression. On est ce que l’on écrit, le lieu et le moment de l’écriture importent peu.