J’ai été impressionné par cette photo publiée dans le Figaro magazine (Kyoto/MAXPPP). Une photo de fin du monde.
Un bateau dans la ville, au milieu des ruines de Ishinomaki dans le nord-est du Japon après le 11 mars 2011. Des marques dérisoires d’une civilisation organisée : un sens interdit et une interdiction de stationner devant le bateau échoué dans la rue, une limitation de vitesse alors que le temps s’est arrêté, et les quatre yeux ronds et morts des feux de signalisation qui n’ont plus rien à signaler.
Une femme masquée pousse un caddy, symbole d’une société de consommation où il n’y a plus rien à consommer et où l’essentiel est de survivre.