Le jour de l’an a souvent été pour moi un jour presque vide. Une sorte d’entracte consacré à la digestion. Une année de perdue et l’espérance d’en retrouver d’autres. Un peu de
mélancolie que j’ai noyée, non pas dans l’alcool, mais dans un livre accompagné de jazz. Une bonne cuvée de cette musique prend le corps, et peut être enivrante (le livre, lui, ne m’a pris que la
tête). De la gaîté qui coule par saccades avec toujours un soupçon de tristesse comme pour nous indiquer que la joie doit être prise au sérieux.
Edward Hopper : « Noctambules » (détail)
Braque : « Instruments de musique »