Le japon nous montre la voie. Le site de l’ANPE japonaise (Hellowork) offre des postes à mi-temps pour les jeunes diplômés en attendant que ceux-ci dénichent un poste à temps plein. Actuellement il leur est proposé comme le note Japan Today :
- Un poste d’observateur de ballons publicitaires dont la mission est de s’assurer que les ballons à l’hélium qui arborent le logo des établissements pour se faire connaître dans les cieux nippons sont en état de marche et correctement gonflés. Le salaire de l’observateur de ballons serait de 5300 yens à 7300 yens (46 à 63 euros) par jour, ce qui n’est pas cher payé compte tenu du risque de torticolis qu’implique une observation assidue.
- Plus sympathique est le poste de "faux invité de mariage" qui exige cependant de bonnes manières, et dont la mission est de grossir les rangs de l’assistance et de détendre l’atmosphère. Outre son salaire (de 10 000 à 15 000 yens la soirée), le faux invité peut participer au banquet et même recevoir des cadeaux.
- Pour ceux qui ont des connaissances anatomiques de base et quelques notions artistiques, ils peuvent Chez SOD Art Works, assurer le « floutage » des parties génitales sur les vidéos pornos. Activité qui rapporte 750 yens (6,5 euros) de l’heure, frais de transports en sus.
On voit que les Japonais ne manquent pas d’imagination pour lutter contre le chômage. Nous pourrions en France suivre cet exemple et proposer des jobs transitoires comme :
- Suiveur d’enterrements dont la mission serait de grossir les rangs du petit nombre de ceux qui assistent à l’inhumation d’un défunt inconnu et solitaire. Gais lurons s’abstenir.
- Remonteur de pantalons, pour éviter aux jeunes dans le vent, mais distraits, de se retrouver le cul nu. Emploi à risque, exigeant l’expérience des combats rapprochés.
- Eviteur d’obstacles pour empêcher une collision malencontreuse à ceux qui marchent dans la rue les yeux fixés sur leur téléphone portable. Source inépuisable mais épuisante d’emplois.
- Démêleur de fils. Chacun sait que les fils sont programmés pour faire des nœuds dès qu’on les laisse en liberté, et le temps perdu qu’il faut pour les démêler, sans compter l’énervement préjudiciable occasionné par cette activité parasite. Les entreprises auraient tout intérêt à recruter un démêleur pour améliorer la productivité de leurs employés.