Dans la dernière décennie chacun a pu constater que le thème de l’écologie est omniprésent. Il s’est introduit dans tous les domaines, et notamment dans le domaine commercial où l’écologie est devenue davantage un argument de vente qu’une préoccupation réelle puisque ce sont souvent les entreprises qui salopent le plus la planète qui parlent le plus d’écologie prenant exemple sur les dictatures qui ne cessent de prétendre ne se préoccuper que du peuple.
Le sexe ne pouvait échapper à l’écologie.
Sur le site néonmag.fr, Mathias Chaillot pose cette question qui tombe sous le sens : « Peut-on baiser bio ? ». Il serait irresponsable de ne pas se poser la question, surtout en dehors de la sphère hétérosexuelle, cette dernière, quoi que l'on dise, englobant encore la grande majorité de la sexualité.
Elle a été posée et quasiment résolue cette semaine lors de la Queer Week, festival LGBT organisé à Sciences Po Paris pendant lequel s’est tenu un atelier Eco-Orgasme (ça ne s’invente pas), c’est là que l’association « Générations Cobayes » a pu diffuser son guide pour parvenir écologiquement à l’orgasme, sans parabènes, sans phtalate, et sans autres produits chimiques artificiels.
On apprend que les lubrifiants vaginaux ou anaux, commercialisés dans la grande distribution ou en pharmacie, contiennent quasiment tous des parabènes. Il faut donc passer aux lubrifiants bio quand ils existent dans le commerce, et si l’on se dispense avec témérité du préservatif on peut même utiliser, quoi de plus naturel, de l’huile d’argan ou l’huile de coco. Mais comme l’a noté avec bon sens le conférencier : « la salive est un lubrifiant naturel très efficace ». Il serait effectivement dommage de s’en priver.
Pour ce qui concerne les sex-toys, le conférencier a exprimé son mécontentement : « Il n’existe pas d’étude de santé publique sur ces sujets. On s’est intéressés aux biberons, parce qu’ils touchaient les enfants, mais on a les mêmes matières dans les sex-toys. Ça n’intéresse personne, alors que c’est en contact avec nos muqueuses, et pour certain(e)s, très régulièrement. ».
Evidemment il n’est pas très sain de s’enfiler des trucs parfois inattendus dans tous les orifices disponibles. Le faire devient un problème de santé publique. Et se préoccuper des biberons, sans penser aux appareils de masturbation est une discrimination scandaleuse.
Heureusement devant la carence du Ministère de la Santé, certaines marques ont développé des sex-toys en bois (comme « Bois d’Amour ») garantis (Dieu merci) sans écharde, et avec vernis naturel, bien entendu.
On peut tout de même s’étonner qu’il n’ait pas été conseillé d’utiliser un sex-toy aussi bio, aussi écologique, et aussi parfaitement naturel que la main.
Bonnes Pâques.