A compter du 1er février 2009,
les professionnels de santé devront établir un devis à partir de 70 euros d’honoraires en cas de dépassement du tarif fixé par l’assurance-maladie.
Le médecin et surtout le chirurgien est enfin assimilé à un artisan spécialisé dans la réfection des êtres humains au même titre qu’un plombier, un électricien ou un peintre en bâtiment que l’on sollicite pour rénover son appartement. Quant au malade, doit-on le considérer comme un lavabo, un montage électrique ou un mur ? Est-ce que le chirurgien pourra « rogner » sur les fournitures comme ses collègues artisans pour rester dans l’enveloppe du devis ? Il risque en effet une amende s’il le dépasse et comme un chirurgien ne sait pas à l’avance ce qu’il va trouver en ouvrant un ventre, pour respecter le devis devra-t-il ne faire que le travail prévu, fermer, retirer ses gants et attendre le réveil de l’opéré (partiel) pour établir un devis complémentaire concernant le travail non prévu qui resterait à faire ?
NB Personne n’oblige un patient à aller consulter un praticien dont les honoraires dépassent le tarif fixé, il peut s’adresser à celui qui ne le dépasse pas et dont la compétence est le plus souvent identique.