Il faut croire que le spectacle donné par le trio d’héritiers d’Alain Delon, chacun d’eux cherchant une place au Soleil, est plus distrayant que minable puisque les médias détaillent quotidiennement l’affaire et nous sommes amenés à suivre, malgré nous, les péripéties de cette querelle familiale. Un déballage qui tourne autour de la santé du vieil acteur avec en arrière-plan un héritage conséquent. Détourner l’intérêt du bon peuple, un peu sonné par les cadavres de l’Ukraine et du Moyen Orient, et effaré par l’obèse lanceur de pétards dans la mer du Japon, par un possible détournement d’héritage est de bonne guerre. Les deux frères se sont alliés contre leur sœur, il est vrai que celle-ci devrait en principe toucher de l’héritage deux fois plus que chacun d’eux. Elle tient beaucoup à amener son père en Suisse, non pas en raison d’une taxe plus faible sur les héritages en Suisse qu’en France, mais pour le faire soigner. C’est là où la soeurette a commis une faute : il n’y a probablement aucun traitement pour améliorer l’état d’Alain Delon et dans le cas contraire, on ne voit pas pourquoi les médecins suisses possèderaient un traitement pour résoudre les problèmes de santé d’Alain Delon que ne possèderaient pas les médecins français, en dehors de l’euthanasie.