Ce charmant bambin affublé d’un casque n’est pas un footballeur américain en herbe ou un conducteur ayant troqué sa poussette pour une moto. Non, ses parents lui ont offert ce couvre-chef de belle allure pour prévenir ou traiter les déformations de son crâne mou provoquées par la position couchée sur le dos (1 nourrisson sur 5 dans les premiers mois).
Ce bambin le porte fièrement 23 heures sur 24 pendant 6 à 12 mois ! Et il fait partie des 1 à 2% de ses congénères qui, en Hollande, sont ainsi équipés. En est-il fier et heureux ? Il est resté muet sur ce point, mais le port du casque peut provoquer une irritation cutanée, une plus grande transpiration qui parfume le casque, sans exclure d’éventuelles douleurs. Bien que ce traitement soit onéreux (1401 € à casquer), les parents semblent plutôt satisfaits du résultat ne serait-ce que parce qu’ils sont moins anxieux.
C’est le constat d’une étude néerlandaise récente parue dans le BMJ qui a cependant montré que le résultat du casque sur l’aérodynamique du crâne n’est guère différent de celui obtenu par l’évolution naturelle. Les auteurs de l’étude en concluent que le port du casque pour les nourrissons dont le crâne s’avère un peu trop élastique ne devrait pas être obligatoire.