SURPRISE DE L’AUTOMNE
Je reste surpris par la beauté de l’automne
Les arbres revêtent des parures cuivre et or
Et c’est avec regret qu’ils les abandonnent
En tombant à leurs pieds en un tapis mort
Le vent léger fait bruisser les parures
Comme un discret murmure d’adieu
Le soleil s’infiltre dans les déchirures
Et ajoute ses braises aux feuillages en feu
Je reste surpris par cette mort multicolore
Par ce feu d’artifice qui revient chaque an
En espérant l’an prochain le revoir encore
Et d’assister à la renaissance du printemps
Paul Obraska