HORIZON
Les rues de la ville n’ont pas d’horizon
Le citadin voit à peine l’aurore vermeille
Il ne voit que des cieux découpés au béton
De la rue il est privé de coucher de Soleil
Les nuages ont des formes amputées
Les yeux ne peuvent suivre leur voyage
Au-delà du tronçon de ciel dévoilé
L’habitant de la ville est sans paysage
Le citadin hôte pressé des trottoirs
Oublie de lever vers le ciel ses yeux
Le regard barré par les murs des dortoirs
Il se perd en lui et oublie les cieux
Paul Obraska