Le jeu, addiction redoutable, mais bonne mise pour ses organisateurs, s’étend légalement sur la toile et dans les publicités attractives. Afin de calmer leur conscience (dans l’hypothèse de son existence), les autorités ont mis en place simultanément des structures pour apporter leur aide compatissante aux personnes dépendantes dont elles ont favorisé la dépendance. Le responsable du Bureau des pratiques addictives au sein de la direction générale de la Santé, Philippe de Bruyn est content du résultat car il a assuré que "la loi a permis une avancée en termes de prise en charge et de prévention du jeu excessif et pathologique à travers des mesures qui n’existaient pas antérieurement". Pourquoi ne pas favoriser des épidémies pour créer des hôpitaux ?
Le jeu a d’ailleurs de beaux jours devant lui puisqu’il est en passe (si j’ose dire) de devenir un des critères de recrutement. Des ingénieurs informaticiens (d’abord triés sur CV) devront se soumettre à une épreuve de…Poker pour être embauchés chez Additeam (société de services lilloise). Le tournoi doit être organisé à Paris. Le recruteur est lui-même un adepte des tournois de poker de haut niveau et ce jeu lui semble adéquat car exigeant de la concentration et de l’adaptabilité.
On se demande pourquoi les candidats à la présidentielle se donnent tant de mal pour solliciter le vote des électeurs, être élu sur un coup de poker serait plus séduisant.
Illustration Cézanne : « Les joueurs de cartes »