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Cortège party

George Grosz "La cité"

Un jour, les autorités, les marchands, les assureurs  manifestèrent une certaine lassitude devant les manifestations itératives défilant dans les rues des grandes villes, bloquant la circulation des sacro-saintes voitures et se terminant le plus souvent par quelques bris divers fomentés par des queues encagoulées (Honni soit qui mal y pense !).

Certes, des mesures énergiques et intelligentes avaient été prises comme l’interdiction des cagoules, mais faire retirer les cagoules à ceux qui voulaient les garder se révéla une source supplémentaire de heurts avec les forces de l’ordre et certains trublions renoncèrent à la cagoule pour s’affubler de foulards du meilleur effet et parfois de perruques féminines qui les faisaient ressembler à des catcheuses en les rendant méconnaissables dans la plus stricte légalité, le choix du sexe faisant partie des libertés reconnues.

Les manifestations des villes étant devenues intolérables, les autorités, s’inspirant du penseur Alphonse Allais, décidèrent de les mettre à la campagne. Elles prirent conseil auprès des spécialistes en la matière : les organisateurs de rave parties.

Des espaces champêtres furent donc aménagés, des circuits de cars organisés et seules les drogues politiques furent tolérées.

Les manifestants pouvaient ainsi défiler dans un air pur, brandir des banderoles, crier des slogans, chanter à pleine voix sans gêner quiconque. Les éventuels sauvageons qui n’avaient plus rien à casser, se cassèrent.

Quant aux manifestants, d’abord réticents, ils acceptèrent finalement cette solution qui leur permettait de passer une journée à la campagne et de griller quelques merguez.

Bien sûr, leurs slogans et leur colère ne pouvaient pas être entendus des ministères, mais comme ils ne l’étaient pas davantage lorsqu’ils défilaient en ville, cela ne changeait pas grand chose.

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O
Content de vous avoir apporté un peu de distraction. Dr WO
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S
Merci pour se moment de détente entre deux bouquins ! A bientôt
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O
Chacun dans son coin. Chacun son langage. Dr WO
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P
On croirait voir défini le débat politique!
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O
Oui, ce sont des mots forgés par le malade incompréhensibles pour l'entourage. Dr WO
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P
Le pléonasme est aussi une complication et la glossolalie est considérée comme un trouble psychiatrique.
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O
Une commission étudiera la question. Dr WO
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C
Attention cependant à bien choisir son terrain, la proximité d'un champs d'OGM risque d'attiser la colère des foules. :)
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O
Ce sont des complications. Le mot glossolalie (mot forgé ?) n'est-il pas un pléonasme ? Dr WO
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P
De la surdité et de la glossolalie.
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O
C'est une opinion irréductible provoquant une dépendance. Dr WO
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P
C'est quoi, une "drogue politique" ?
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O
Je me suis mis en réserve de la République (mais comme les Indiens...) Dr WO
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S
Dr WO, les politiques devraient vous consulter ! J'ai beaucoup ri( merci) mais pas seulement...
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O
Merci. Dr WO PS Je passe souvent sur votre blog, ça m'ouvre l'appétit, mais comme je suis nul dans l'art de la cuisine...
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D
Ouch ! Acerbe (voire caustique), pertinent, et marrant. Un joli billet. Cordialement
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O
Ne serait-ce pas plus "naturel" ? Dr WO
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P
De la grève party à la garden party!
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