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Copeaux, seau n°2

« Soyons sérieux » : c’est un copeau-clé de la langue de bois. Elle a pour but de rabaisser l’adversaire ou le journaliste dont les arguments même exacts deviennent ainsi fantaisistes, pour tenter de rendre son propre discours crédible en lui donnant un label de véracité, surtout s’il s’agit d’un mensonge.

 

« Nous le ferons après une large concertation » : c'est-à-dire, la décision étant déjà prise elle sera néanmoins exposée à ses adversaires qui ne pourront rien y changer. La concertation se situe entre la décision et son application.

 

« C’est un débat démocratique »  est un copeau du même ordre : le débat l’est parfois (mais qui participe au débat ?), la décision qui en découle, rarement.

 

« C’est un progrès pour la démocratie ». Là il faut vraiment dresser l’oreille car le plus souvent c’est un recul (ex. un conseiller de Sarkozy a osé dire sur France Inter que la nomination du président de la TV publique par le président de la république était un progrès pour la démocratie)

 

« C’est une loi votée par les élus du peuple ». Il n’y a plus rien à dire, sauf que ce n’est pas pour cela que la loi est bonne, qu’il n’est pas du tout certain que le peuple dans sa majorité la veut, qu’une grande partie du peuple n’est pas représentée au parlement et qu’une fois élus – surtout en début de mandat – les représentants se fichent le plus souvent de ce que veut le peuple qu’ils sont censés représenter. Le peuple ne peut s’exprimer que par les sondages dont les résultats sont parfois manipulés, ne serait-ce que par les questions posées.

 

« La France est un pays d’assistés ». A commencer par les hommes politiques qui montrent l’exemple en  n’hésitant  jamais à augmenter leurs émoluments et à défendre leurs privilèges (à tel point que, comme pour les hauts fonctionnels, leur salaire ne leur sert, pour la plupart, que d’argent de poche).

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O
Permission de sortie accordée. Dr WO
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O
Cher Docteur, Encore un article jubilatoire, avec ta permission j'en parlerai sur mon blog un de ces jours.
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O
Bernard Buffet. Dr WO
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F
De quel artiste est la photo de clown triste dans votre colonne de droite? Elle est très émouvante.<br /> Dans mon contexte de tristesse d'éloignement elle est vraiment parlante.<br /> J'ai hâte de lire les textes que vous m'avez dénichés.<br /> Merci
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O
Merci à vous de venir si régulièrement sur mon blog et de faire ces commentaires encourageants. Dr WO
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J
Possible, cher docteur Wo, que je n'ai pas assez de place dans la maison (c'est une maison de poupée pour ainsi dire avec le jardin qui va avec)... Mais il y a assez de place dans mon coeur pour garder "près de moi" les articles des personnes que j'apprécie.... et qui réchauffent... à certains moments... Il en va de même pour, ce qu'on pourrait appeler "le joli emballage : les commentaires".<br /> Merci.
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O
Je vais mettre en ligne un poème qui correspond peut-être à votre demande : "Eve est partie". Il existe déjà sur mon blog un texte sur la séparation par la mort : "Feuilles" (dans "bâtons rompus") Dr WO
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F
pour apaiser le sentiment violent de manque que je ressents en ce moment vis-à-vis de l'homme que j'aime par la lecture de textes sur le thème, le partage d'un sentiment commun avec des auteurs, d'autres personnes qui ont été capables décrire sur une émotion là où j'échoue et pouvoir me remettre à l'écriture d'un article de réflexion qui est en suspens sur mon blog depuis 4jours...<br /> Merci pour d'avoir pris la peine de me répondre.
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O
J'espère que vous avez assez de place pour les ranger. Dr WO
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J
Comme j'aime cette "collection de seaux" docteur Wo.... Je m'en vais les garder précieusement. Je risque pas de les vider, C'est trop bien... surtout bien enveloppés dans les commentaires.<br /> Bon dimanche
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O
Pourquoi ? Dr WO
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F
je cherche un poème ou texte de théâtre célèbre dans tous les blogs de la catégorie poésie,qui exprime la souffrance que l'on ressent quand la personne que l'on aime est loin. Pas quelque chose de "gnan gnan" mais avec des mots assez violents, forts, qui expriment le déchirement, la "décomposition intérieure" que l'on peut ressentir par manque de l'autre. Merci
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O
Et vous êtes mieux placée que moi ! Dr WO
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P
tellement vrai !
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O
Le plus souvent, du moins en France, la langue des syndicalistes est faite d'un bois ancien gravé de la lutte des classes, ce qui lui donne, en effet, une certaine dureté sur laquelle mon rabot risque de déraper. Dr WO 
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L
Elle vient d'arbustes de bois dur, sans souplesse et avec beaucoup d'épines. Et il n'est peut-être pas politiquement correct de tenter d'en tirer des copeaux.
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O
C'est une bonne idée. Mais il me semble que la langue de bois des syndicalistes est plus pauvre en branches que celle des politiques. Dr WO
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L
Puis-vous conseiller d'aller passer votre rabot à langue de bois sur le langage syndical? Mais il vous en faudra des seaux!
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O
Merci. J'aime aussi votre réponse. Dr WO
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L
Je vous en prie. On n'a pas trop de raisons de sourire.
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O
C'est un très joli copeau proche de "soyons sérieux". Je ne pourrais jamais être exhaustif. Pourrais-je jeter éventuellement votre copeau dans un seau prochain ? Dr WO
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L
Si vous continuez, il vous faudra un hangar pour y vider vos seaux. Que pensez-vous de ce copeau: "Je ne peux pas vous laisser dire ça" qu'on m'a asséné un jour. A quoi j'ai répondu "Et comment comptez-vous m'en empêcher?".
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