La fin de l’année est toujours une période difficile, comme toutes les périodes « obligées », c’est à dire celles où nos actes nous sont dictés par les autres, les coutumes et les commerçants. C’est le cas entre autres du 1er mai et du 14 février, où l’on s’en tire avec un muguet ou un bouquet (et plus si affinité) mais la veille de Noël et du Jour de l’an, c’est une autre paire de manches. Non seulement vous devez vous faire bousculer et bousculer les autres dans les magasins pour trouver des cadeaux à offrir – et passé un certain âge l’imagination devient stérile – mais vous devez subir des joies factices, des embrassades contagieuses et pour ceux qui en ont les moyens, des repas indigestes avec parfois des gens qui ne le sont pas moins.
Heureusement il y a le champagne (je n’ai aucun conflit d’intérêt avec les entreprises qui en fabriquent). En effet, une étude menée par des chercheurs britanniques de l'université de Reading prouverait, que le champagne est bon pour le coeur et pour le cerveau, car il contient des polyphénols, molécules qui ont un rôle favorable sur les vaisseaux sanguins et un pouvoir antioxydant. Les polyphénols se trouveraient majoritairement dans le vin rouge plutôt que dans le vin blanc. Le champagne, composé en grande majorité de cépages rouges (pinot noir, pinot meunier) est donc bon pour la santé comme l’est la consommation de deux verres de vin rouge par jour. Mais pendant les fêtes de fin d’année certains ont tendance à dépasser les doses thérapeutiques, alors je leur conseille de rechercher les polyphénols ailleurs que dans le vin rouge et le champagne en savourant des olives à l’apéritif (coup double si c’est du champagne), de ne pas craindre les oignons (après les embrassades), de demander comme légumes des brocolis ou des poireaux et d’espérer, sans trop y croire, des myrtilles en dessert.
Otto Dix : « Les nocturnes »
(Cet article a déjà été publié en décembre 2009, mais si le temps passe quelques vérités restent)