Nous sommes allés au musée Jacquemart-André voir l’exposition de nombreuses toiles de Canaletto (et de Guardi) alors que le musée Maillol en expose également. Pour ceux qui connaissent Venise, on ne peut qu’être frappé par le peu de changements intervenus dans cette ville depuis des siècles. Ville figée par sa structure même comme un témoin fidèle des temps lointains. Les différences : le costume des habitants, les bateaux à moteur, la foule des touristes, et la perte de son orgueil d’empire des mers, mais ça grouille toujours autant sur le Grand canal.
Les tableaux de Canaletto sont de superbes cartes postales et d’ailleurs ils servaient un peu à cela pour faire connaître Venise à travers l’Europe. La cour d’Angleterre en recevait et Elisabeth II a prêté quatre toiles pour cette exposition.
Je ne sais pas ce qui me plait le plus dans ces tableaux : l’exactitude, la méticulosité du travail, les jeux de lumière ou l’âme de la cité lacustre si bien représentée par un amoureux de sa ville.