20 Mai 2014
La vedette principale des séries télévisées, notamment américaines, est souvent le médecin légiste, de préférence incarné par une femme, peut-être pour introduire un peu de douceur dans la brutalité des images. Le figurant principal, qui a l’avantage de ne pas nécessiter de dialogue, est le cadavre que l’on autopsie, dont on expose les viscères, dont on pèse les organes et à qui l’on parle parfois sans redouter une réponse contrariante.
La profusion des cadavres exposés sur le petit écran, de préférence éviscérés est tout de même une particularité de notre époque, dite postmoderne, bouleversée par le développement des technosciences et des mass médias.
Aucune pudeur, aucune dignité, aucun respect, tout s’expose, jusqu’aux viscères, domaine qui était réservé aux médecins, et jusqu’à la merde, matière intime, éventuellement partagée par les gastro-entérologues, devenue à l’occasion objet « artistique ».
Une société australienne n’a pas hésité à commercialiser (et avec succès) ce maillot de bain qui explose les stéréotypes féminins en matière de séduction.
L’image est tirée du Journal international de médecine du 19/05/14 et est intitulée « Demain, j’enlève les viscères »