Deux duettistes viennent de quitter la scène : Sarkozy et Hollande. Ils furent également des acteurs contrastés. Le premier, en muscles, agité, toujours en mouvement, se voulant volontaire et décidé. Le second : rond, mou, indécis et pleurnichard par obligation.
Cependant, contrairement à Laurel et Hardy, ensemble ils n’étaient pas drôles, mais séparés ils pouvaient l’être.
Ils étaient nos cibles préférées, et nous les avons usés jusqu’à la corde et la corde a fini par rompre.
Il va falloir se concentrer sur d’autres cibles.
Juppé s’est éclipsé dans les coulisses, son répertoire n’ayant pas convaincu les spectateurs. Coppé est tombé dans la fosse d’orchestre sous les sifflets, en glissant sur un pain au chocolat.
Nous attendons les ridicules de Fillon dont la sobriété du jeu est pour l’instant agaçante.
Valls dans le rôle d’un matador peut réserver des surprises face au troupeau dispersé de l’étable de gauche.
Quant à Mélenchon, nous connaissons déjà tout son répertoire, et ses rodomontades ne font plus rire personne, mais il a un public un peu demeuré qui le prend encore au sérieux.
Comme cibles, Sarkozy et Hollande étaient si commodes. A ce titre, nous les regretterons.