A propos de l’article précédent : « 211. Révélations » j’ai eu ce commentaire fort sensé de Vega que je me permets de reproduire ici. Il faisait suite à un autre commentaire :
« Je trouve méprisant le terme d imbéciles attribué aux croyants qui peuplent la terre depuis des millénaires ! parmi ces " imbéciles " des écrivains, des scientifiques des grands médecins etc… même si ces évènements relèvent de la légende, on peut comprendre que tant de gens malheureux de leur vie terrestre trouvent un refuge dans les religions. Et puis comme chacun sait, la médecine n’est pas une science exacte ? ».
Ma réponse fut la suivante :
« La médecine n'est pas une science exacte et encore moins dans cet article qui concerne des personnages légendaires (Abraham est mort à 175 ans ! et Moïse a vécu aux environs de 1200 avant JC). Le récit de leurs faits et gestes est également légendaire ou transmis par d'autres et les "symptômes" qui leur sont attribués n'ont peut-être jamais existé. "L'analyse médicale" est en fait un jeu basé sur des données discutables. Par contre si l'on croit à ces récits ou s'ils sont exacts (comme je l'ai dit la vérité est enterrée) alors ces personnages auraient pu être psychotiques.
Quant à la croyance, elle est hors de la raison, elle est donc évidemment compatible avec l'intelligence concernant d'autres domaines. Par ailleurs la croyance en Dieu ne veut pas dire que l'on croit à tous les dogmes d'une religion.
NB. L'ancienneté d'une croyance et le nombre de croyants sont des faits historique et sociologique, elle ne prouve pas sa véracité ».
Et à propos du mépris :
Pour ma part, je ne méprise personne, mais si le croyant a le droit de croire ce qu'il veut, j'ai aussi le droit de le craindre s'il croit posséder la vérité et s'il veut me l'imposer. J'ai aussi le droit de m'étonner de ce qu'il croit.
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Un article repéré par Slate.fr sur The Independent Science Daily vient compléter mon propos sur la séparation entre croyance et intelligence, l’une n’excluant évidemment pas l’autre, une cohabitation que de nombreux génies ont vécue, Newton en est un exemple, parmi bien d’autres.
« Lorsqu’il est question de foi, cela peut sembler absurde d’un point de vue analytique, explique le Pr Tony Jack, l’auteur principal de l’article paru dans PLOS one. Mais, d’après ce que nous comprenons au sujet du cerveau, l’acte de foi qui permet la croyance au surnaturel revient à mettre de côté la façon critique et analytique de penser afin d’arriver à avoir de plus fortes intuitions émotionnelles ».
D’après cette équipe, l’IRM montrerait que le cerveau a un réseau de neurones analytiques qui permet de penser de façon critique et un autre réseau plus social qui est lié à l’empathie.
Huit études ont été faites sur plusieurs centaines d’adultes, entre 159 et 527, selon l’expérience) par le Pr Tony Jack et son équipe qui auraient montré que le croyant fait en quelque sort taire son esprit critique au profit de l’empathie, mais s’il existe un lien entre foi et empathie, il existerait également une relation statistique entre religiosité et moindre intelligence.
Je me pose cependant des questions ? Quelle était la religion des croyants testés ? Et je suis dubitatif sur le degré de l'empathie des inquisiteurs d’hier et des coupeurs de têtes d’aujourd’hui.