On s’est esclaffé devant les 2% des hospitalisations par an pour COVID-19, alors qu’il s’agit d’une moyenne, et qu’il existe une forte accalmie entre les « vagues ». Au 14 octobre 21, on a comptabilisé depuis le début de la pandémie : 239 millions de cas de COVID-19 et 5 millions de morts, donc 2% de mortalité, c’est peu, mais cela fait tout de même beaucoup de monde.
On accuse le gouvernement de prendre un certain plaisir à entraver la liberté de chacun, mais accuse-t-on un médecin de conseiller un traitement forcément liberticide à son patient ? Certes le patient pourrait le refuser à ses risques et péril, il n’engage que lui-même. En matière d’épidémie, une personne ne respectant aucune des recommandations, engage également la sécurité des autres, alors qu’il ne lui viendrait pas à l’esprit de ne pas respecter le code de la route pourtant liberticide. Evidemment, on peut admettre l’utilité du code de la route, et affirmer l’inutilité des mesures sanitaires proposées malgré leur efficacité indiscutable, même si cette efficacité n’est pas absolue et c’est cette efficacité relative qui permet aux opposants d’en discuter la globalité. En médecine, on fait ce que l’on peut, mais si l’on ne fait rien ça va souvent plus mal.
Ajoutons qu’il est paradoxal de constater que les personnalités qui se disent le plus profondément ulcérées que l’on puisse toucher à leurs libertés sont justement celles qui admirent les autocrates qui, dans d’autres pays, étouffent toute opposition et limitent drastiquement les libertés. Les Mélenchonistes (les soumis à Mélenchon) admirent Cuba, ont pleuré à la mort du dictateur Fidel Castro, et ont des sympathies pour Maduro qui a ruiné son pays. Quant aux Le Penistes, ils admirent Poutine et Orban. Par contre ils estiment qu’en France on vit sous un régime quasiment dictatorial quand il tente de préserver la santé de la population. Allez comprendre.