Dans mes précédents billets, je n’ai pas été avare de mes critiques sur la gestion gouvernementale de l’épidémie actuelle lors de son apparition : un certain retard, un manque d’anticipation notamment pour le matériel, des prises de décisions initiales timorées et contradictoires, alors que nous avions des modèles aussi bien lointains que proches de chez nous.
Mais pour être honnête, je me dis qu’il est bien facile de critiquer lorsque l’on a aucune responsabilité, aucune décision à prendre et sans connaître tous les paramètres et tous les impératifs. Le pouvoir de critiquer fait partie de la démocratie libérale, et les partis extrémistes ne se privent pas à présent de le faire, j’ignore ce qu’ils auraient fait s’ils avaient été au pouvoir, mais il n’est pas certain qu’ils auraient fait mieux et peut-être auraient-ils fait pire. Quant à la blogosphère, la critique fait l’essentiel de sa substance, et elle serait en grande partie vide en son absence, mais c’est souvent une critique que la subjectivité et l’opinion préexistante rendent peu objective pour ne pas dire injuste.
Il me semble, qu’aujourd’hui, il y a peu de choses à reprocher aux autorités dans la gestion de cette crise. Les hôpitaux et les soignants font le nécessaire et souvent dans des conditions difficiles et non sans pénurie de matériel que le gouvernement tente de réparer sans être maître de tous les paramètres, beaucoup de choses ne dépendant pas de lui. Le système de santé permet de soigner tous les patients gratuitement et à égalité, nous assistons à des transports de malades à travers la France et à l’étranger qui semblent bien organisés. En matière sanitaire, il y a mieux, mais nous ne sommes pas si mauvais.