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Les impertinences du Dr WO

299. De l’inutilité du père

 

299. De l’inutilité du père

Adriaen Brouwer : "Devoirs paternels désagréables"

L’Académie de médecine s’est permis de faire remarquer que les enfants de lesbiennes ou de femmes seules obtenus par procréation artificielle en utilisant le sperme d’un inconnu pouvaient éventuellement pâtir de l’absence totale de père en étant, en quelque sorte, orphelin de naissance. Les académiciens pensent que les études qui ne relèvent aucune conséquence de l'absence de père sur la construction de l’enfant sont peut-être discutables sur le plan méthodologique et manquent, à leur avis, de recul.

Cette déclaration académique intempestive qui parle de "rupture anthropologique majeure" à l’heure de la discussion de la loi de bioéthique a été très mal reçue (on a de suite parlé d'idéologie) car il est pratiquement certain que le débat aboutira à permettre à toutes les femmes d’avoir des enfants par procréation artificielle. En outre, bien que les soins médicaux n’aient rien à voir ici (à moins de considérer l’homosexualité comme une maladie), il est plus que probable – le désir étant devenu un droit – que la fabrication de ces enfants orphelins de père sera à la charge de la société.

Il est ainsi admis que le père dans une famille est inutile, puisque l'on peut d'emblée s'en dispenser sans en éprouver le manque. (voir a contrario "L'ancêtre des nouveaux pères").

L’argument qui consiste à dire que l’enfant trouvera sûrement un substitut du père dans l’entourage me paraît spécieux et plutôt aléatoire et ne change rien à la proclamation que le père n'est aucunement indispensable pour l'épanouissement de l'enfant, et les études, surtout anglo-saxonnes, qui ont été faites vont apparemment dans ce sens.

Existe-t-il une différence entre l’absence de père comme une donnée de base et la disparition du père dès les premières années ? Dans le premier cas le père n’a jamais existé tel un zéro dans l’équation de la vie, dans le second, son existence fait partie du récit familial, il a pu laisser des traces de son passage, ne serait-ce que des photos.

Je n’ai aucune compétence pour émettre un avis quelconque sur le plan général, d'autant plus que je ne connais pas en détail les études sur le devenir des enfants en milieu exclusivement féminin, mais je pense qu'il est probable que la non existence d'un père a moins d'impact que sa disparition. Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon cas personnel, ce qui n’a, j’en conviens, aucune valeur statistique. J’ai perdu mon père à l’âge de dix ans et je suis devenu vieux très jeune.

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S
Le Pen père, la classe très moyenne, a tenu, pour une fois, un raisonnement sensé : Je suis pour la PMA, car elle n'intéresse que les bobos homosexuelles blanches. Qui feront grimper les statistiques démographiques avec leurs enfants blancs.<br /> La méthode naturelle des quartiers ne sera pas battue en brèche, car le taux de fécondité y restera supérieur.
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L
Les enfants qui ont perdu un parent quand ils étaient jeunes ont toujours souffert de leur disparition, mais ceux qui sont nés sans père ou sans mère puisque des "couples d'hommes", en auront eux aussi, qu'en sera-t-il, pour eux ? L'avenir nous le dira, mais il sera sans doute trop tard pour ces enfants-là !
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C
Ma position a évolué (sous l'influence de mes enfants, notamment  )<br /> Finalement, je me dis qu'il y a des enfants qui ont :<br /> - un père qui a abusé d'eux (ou d'elles) dans leur enfance<br /> - un père qui est en taule pour actes pédophiles<br /> - un père qui leur a donné la vie au cours d'un viol en réunion<br /> - un père qui rentre ivre tous les soirs et roue de coups leur mère<br /> - un père violent pour qui l'éducation consiste seulement à rouer de coups ses enfants<br /> - un père qui aime ses enfants, mais seulement les légitimes, pas les bâtards qu'il n'a pas reconnus, comme lui<br /> - un père converti parti faire le djihad en Syrie<br /> - un père qui a été collaborateur pendant la guerre<br /> - et 1000 autres raisons encore qui font qu'on peut préférer ne pas avoir de père. <br /> Alors ne pas avoir de père parce que sa mère est lesbienne, franchement, c'est pas si grave que ça, finalement ! <br />  
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B
Question hors-sujet...<br /> Est-ce que ce ne sont pas pratiquement les mêmes catégories sociologiques qui réclament la PMA pour toutes les femmes de tous les genres et (en même temps) s’élèvent parfois contre l'insémination artificielle des animaux d'élevage ? (sauf si la génisse avait des penchants homosexuels)<br />  <br />  
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P
Un enfant qui perdait son père (ou sa mère, parité oblige et -pourquoi pas- ses deux parents) n'était pas considéré comme étant dans une situation enviable (sauf pour Poil de carotte et sa formule "Tout le monde n'a pas la chance d'être orphelin"). Il s'en remettait souvent mais pas toujours. <br /> Aujourd'hui, on va fabriquer officiellement des orphelins de naissance (de père avec la PMA et peut-être bientôt de mère avec la GPA). Devra-t-on les plaindre? En aura-t-on le droit?
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C
Mon père a connu la même malheureuse expérience qui se traduit pour les jeunes garçons (aînés, en général et avec l'assentiment de leurs mères) à devenir très tôt "l'homme de la famille" .<br /> Ce qui m'amène à penser que vous vouliez dire "je suis devenu adulte très jeune", Doc, car aujourd'hui encore il est impossible de déceler la moindre trace de sénilité ou de vieillesse dans vos propos.
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