Dans la revue Cell des chercheurs américains ont publié les résultats de leurs travaux qui ont consisté à créer pendant 4 ans des embryons (1500) contenant à la fois des cellules souches humaines (en faible quantité tout de même) et porcines dans le but de former dans ces animaux des organes susceptibles d’être prélevés pour les greffer chez l’homme. La précocité de l’injection des cellules humaines dans les embryons porcins permettant d’éviter le rejet.
"Le but ultime est de cultiver des tissus ou des organes humains (pancréas, foie, cœur...) chez des animaux comme des truies qui pourront être greffés sans rejet, mais nous en sommes encore loin" a regretté le principal auteur de ces travaux.
Le développement des embryons a été interrompu réglementairement au bout de 4 semaines. Des porcs avec une touche humaine n’étant pas pour l’instant les bienvenus, il y a déjà trop d’humains avec une touche porcine.
Mais ces chimères ne sont aucunement chimériques ; des chimères entre rat et souris ont déjà été réalisées avec succès en obtenant le développement d’un pancréas, d’un cœur et de yeux de rats dans des embryons de souris. Certes, rat et souris sont des animaux proches, mais il semble bien qu’il en est de même pour l’homme et le cochon.
L’interdiction de consommer du porc chez les juifs et les musulmans est-elle liée à l’interdiction de l’anthropophagie ? Dieu seul le sait.