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233. L'arme foetale

L’enterrement foetal

 Accouchement à Pompéi

« Depuis 2011, l’État du Texas a approuvé une série de lois visant à restreindre le recours à l’avortement.

Sa dernière idée en date est d’imposer aux femmes qui avortent ou à celles qui font une fausse couche à l’hôpital, l’enterrement du fœtus, quel que soit le stade de la grossesse.  En pratique l’état interdira aux établissements de santé de se débarrasser des restes fœtaux dans les décharges sanitaires, et n’autorisera que la crémation ou l’inhumation pour les embryons. La mesure devrait être effective d’ici à la fin de l’année. » (Journal International de Médecine).

Il est évident qu’un processus de disparition des tissus embryonnaires ou foetaux similaire à celui consacré à la disparition d’un être humain entièrement constitué, vise à culpabiliser les procréateurs en les assimilant à des meurtriers, avec, de plus, l’épreuve d’être le témoin, même à distance, de l’inhumation ou de la crémation de l’amas cellulaire ou d'un foetus partiellement formé dont ils sont accusés de l'avoir volontairement tué.

L'arme foetale

"Deux équipes, américaine et britannique, sont parvenues à cultiver in vitro des embryons humains jusqu’à 14 jours, alors que la limite ­technique était auparavant de 9 jours (en photo, un embryon de 11 jours)" (Le Monde)

A quand l’inhumation du sperme dispersé et des ovules perdus ? Les gamètes sont des demi-êtres humains potentiels, et leur rencontre peut aboutir à un fœtus qui, à 12 semaines, n’est ni fini, ni viable.

L'arme foetale

Foetus de 12 semaines

La culpabilisation est l’élément moteur de la plupart des religions, elle leur permet de dominer le croyant et de lui imposer une conduite dogmatique.

Il est évident que chacun a le droit d’avoir son opinion sur l’avortement. Mais chacune doit être libre d’interrompre sa grossesse ou pas à un stade précoce. Ce n’est pas une affaire d’homme, mais de femme, et les prêtres, qui ne sont pas – en principe - directement confrontés à cette situation, ont encore moins le droit de décider pour les autres, qu’ils fassent ou pas intervenir Dieu dont ils prétendent, indûment, connaître l’opinion en ce domaine.

Quand je préparais jadis le concours de l’externat des hôpitaux de Paris, dans le programme figurait une question intitulée : « Complications de l’avortement criminel », c’était donc avant la loi sur l’interruption volontaire de grossesse de 1975. Ces complications consécutives aux avortements clandestins, faites dans des conditions souvent épouvantables, étaient nombreuses et certaines mortelles.

Tout cela pour dire, ce que chacun est censé savoir, que les femmes confrontées à des situations difficiles ont été amenées de tout temps à se résoudre, souvent douloureusement, à interrompre une grossesse en prenant pour le faire un risque vital en l’absence d’encadrement médical, et celui-ci n’a été proposé que très récemment. Les culpabiliser, de surcroît, manque totalement de compassion.

L’encadrement de l'IVG est un moindre mal, même si la contraception est préférable. Celle-ci n’est cependant pas pour autant en odeur de sainteté dans les religions qui ont la manie malsaine de se mêler de l’intimité de leurs brebis, et d’encourager la procréation même si les enfants à naître risquent d’être menacés de mourir dans leurs premières années de maladie ou de faim.

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N
Si je compte bien, ça devrait faire à peu près soixante jours pour un pé... ouhla, mais qu'est-ce que je raconte moi, veuillez m'excuser!
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N
Sans aller chercher la religion, le Droit Romain, parfaitement civil et, pourrait on dire, laïc, comportait un adage "infans conceptus pro nato habetur" c'est à dire, "dès sa conception l'enfant est considéré comme né". Les juristes romains n'étaient ni des tortionnaires, ni des andouilles, ni des fanatiques, juste des types shootés au bon-sens. La formule "amas de cellules" ne leur aurait sans doute pas convenu.<br /> Amitiés.
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S
On est tous contents d'être débarrassés des faiseuses d'anges et pour l'IVG dans des conditions sécures. Pourtant les contraceptifs efficaces devraient empêcher les 200 000 et plus d'IVG annuels. Vous y comprenez quelque chose ? (Je ne suis évidemment pas d'accord avec Marine Le Pen qui parlait d'avortement de confort).
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C
Ma proposition de loi  partait du principe que pas mal de femmes prennent la décision d'avorter en partie parce que le père ne veut pas d'enfant et qu'elles-mêmes ne souhaitent pas "faire un bébé toute seule".  Je suggérais donc aux "pro-vies" de mettre la pression sur les pères également.  <br />  <br /> PS : je précise que cette proposition a pour but de me faire battre le record de Coppé (0,3%) le jour où je me présenterai à une élection ! 
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S
Je n'ai rien à ajouter à ce qui a été dit très justement, sinon que ce retour du "religieux intrusif" commence à me hérisser sérieusement le poil !
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C
Crapuleux, comme tous les propositions des "pro-vie"<br /> Pour que ce soit équitable entre les sexes, il faudrait aussi inscrire les "naissances" sur le livret de famille des pères, y compris lorsqu'ils sont mariés, "pro-vie" et républicains ! Ca en dissuaderait beaucoup , je pense !
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S
 <br /> Mes drôles sont des enfants du gel soi-disant spermicide. Post-méthode Ogino. La génération suivante peut inscrire ses fœtus, pourvu qu’ils pèsent plus de 400 g, à l’état-civil. Je trouve ça cruel. Tu fais 7 fausses-couches, tu es mère de 7 enfants ? <br />  
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S
Lire de John Irving, "L'Œuvre de Dieu, la part du Diable" : tout y est..
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Z
"Empêcher l'avortement", est un courant qui progresse malheureusement dans nombre de pays. J'ai franchement l'impression de voir la condition féminine régresser !<br /> Bonne soirée Doc
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P
Grossesse non désirée: problème insoluble sauf par le moindre mal qu'est l'avortement. Autant qu'il soit fait dans les meilleures conditions.
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