Alors que pratiquement personne ne connaissait Thomas Thévenoud lorsqu’il était secrétaire d’Etat en 2014, il est passé à la postérité en créant une maladie : la phobie administrative.
Diagnostic qu’il avait lui-même posé pour expliquer la raison pour laquelle il avait évité de payer ses impôts pendant plusieurs années. Cette névrose, si elle existe, peut avoir des complications sociales sérieuses, car les formulaires, les factures, les déclarations – surtout en France - sont omniprésentes. Mr Thévenoud, en est un exemple puisqu’il a perdu sa place au gouvernement, mais malgré son « indélicatesse » (c’est le moins que l’on puisse dire) en tant que citoyen, il est resté député socialiste et doit sortir un livre : « Une phobie française » pour montrer sans doute (car je ne connais pas la teneur de ce livre qui n’est pas encore paru) qu’il n’était pas responsable, mais malade. La maladie-alibi ça existe.
D’ailleurs les psy. se sont empressés de se pencher sur cette nouvelle phobie. Pensez donc une nouvelle névrose, cela ne se rate pas ! Alors on parle d’angoisse, de menace, de rébellion, de souvenirs d’enfance, d’examens scolaires, de la crainte d’être incapable, d’intrusion dans la vie privée, d’activité imposée, et même de crainte de la mort lorsqu’il s’agit de verser de l’argent… etc… (ces interprétations psy. sont tirées d’un article paru dans le magazine « Elle » du 18/03/16)
Et si l’on parlait surtout de paresse et d'irresponsabilité. Remplir des papiers administratifs n’est pas agréable, pas toujours faciles, payer une facture est franchement désagréable. Ces obligations n’ont aucun intérêt, on n’en retire aucun plaisir, sinon celui du devoir accompli une fois qu’elles sont faites. Mais faire intervenir une pathologie pour ne pas avoir à l’accomplir pousse au ricanement.